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L’Anjou Vélo Vintage – Part.1


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Les 13 et 14 juin, nous avons eu la chance d’être invités à l’Anjou Vélo Vintage. Montez tous sur votre biclou, on vous emmène autour de Saumur pour une balade rétro !

« Hé, ça te dirait une balade en vélo à Saumur ? On est partenaires de l’Anjou Vélo Vintage alors on a des places, tout est fourni, faut juste s’habiller un peu vintage ». A écouter Ludo, il suffisait d’arriver et de pédaler gaiement en fredonnant « ce petit chemin ».  La réservation de l’hôtel, la fourniture du vélo, tout était pris en charge. Un week-end de rêve en perspective ! Donc forcément, j’ai dit oui, oubliant dans un élan d’enthousiasme que je n’aime pas le vélo (qui me le rend bien). Et le charme de l’Anjou, la vidéo de présentation du festival tellement entraînante, la promesse de dégustation de crus angevins ont achevé de me convaincre.

J’ai donc laissé l’Homme nous inscrire sur le 90 kms avant d’être réalistes et de changer pour le parcours de 60 kms afin de pouvoir pédaler avec un couple d’amis. Le site de l’Anjou Vélo Vintage est très bien conçu, clair, avec toutes les informations nécessaires, l’organisation semble bien rodée. Bref, j’avais confiance. Let’s go !

Samedi matin, nos tenues vintages dans le sac, tout le monde saute dans la voiture direction Saumur. 3h30 plus tard, nous découvrons la jolie ville et son château renaissance perché au-dessus de la Loire. Nous sommes arrivés !

Samedi, c’est VIP

Un petit tour en ville où nous admirons les vieilles façades en pierres blanches et les ruelles typiques avant de déposer nos affaires. L’hôtel est parfait pour nous : situé sur la place de la République, il donne sur la place où se déroule le festival et le départ des balades ( à croire que même le service com’ chez Ludo connait notre ponctualité légendaire). Là, nous n’avons vraiment aucune excuse pour se perdre ou arriver en retard !

DSC_6397Margaux et Ludo : mode camouflage vintage activé

Béret sur la tête et pouces dans les bretelles pour mieux nous fondre parmi les autochtones, nous partons retirer nos besaces au théâtre à l’accueil partenaires-presse. Nous donnons le nom de l’entreprise des garçons et hop, transformation expresse de touristes perdus en invités VIP. La classe à Dallas. Les membres de LEO (Loire Événement Organisation) soient aux petits soins et nous expliquent en détail le déroulement des deux jours. Nous ne manquons pas de les remercier de leur attention. Les pauvres, ils ne savent pas encore le boulet qu’ils viennent de récupérer…

Les gens haussent les sourcils quand on annonce qu’on se lance sur le 60 kms et ils tentent de mettre en garde les Parisiens que nous sommes:  » le parcours est assez technique, il y a quelques bonnes côtes. Vous avez bien du courage ». Hé ho, ça va, nous ne sommes pas des inconscients : nous avons vraiment travaillé le vélo cette année puisque Ludo a changé la chambre à air de mon VTT, nous avons fait une sortie de 2h sous le soleil et surtout, nous avons enfin des cuissards . Aucun raison de s’inquiéter, nous sommes affûtés comme des couteaux à beurre.

Escortés par deux charmantes hôtesses, nous allons choisir nos montures. Enfin, nous autres misérable +1 de filles vont essayer de trouver pédale à leur pied parce que ces messieurs ont des vélos. neufs. réservés. rien que pour eux. Ludo est ravi de la situation et me le fait savoir, ce petit crevard. Je le laisse pavaner sur son vélo tout étincelant et part chercher une vraie monture millésime rouille.

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Trouverez vous le faux vélo vintage de Ludo ?

 Le choix du biclou se fait sur des critères pointus basés sur la difficulté du parcours et ma vaste expérience : « Quel est votre plus petit modèle ? La roue n’est pas voilée ? Parfait, je prends ». J’hérite d’un motobécane vert des années 70 qui me semble visuellement adapté. A posteriori et pour le bien-être de mon postérieur, je me dis que j’aurais dû faire un tour avec. Vraiment. Mais la seule vue d’une bicyclette me provoquant des troubles psychotiques, je préfère partir prendre des photos.

DSC_6332Un Grand-bi lancéDSC_6363So British ! (normal, ils sont anglais)DSC_6367Mme Montanier, la directrice de LEO et un tandem       DSC_6358« Y avait Fernand y avait Firmin, y avait Francis et Sébastien, et puis Paulette » comme dirait MontandDSC_6334

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Nos hôtesses nous rappellent que nous avons des places réservées dans les voitures anciennes pour la balade de 18h. Génial, je ne savais pas que nous avions aussi accès à la parade ! La classe VIP, tu peux pas teste. Les demoiselles insistent sur l’horaire de départ, je pense qu’elles ont une confiance très limitée en notre ponctualité (elles ont dû parler avec le service com’ de Ludo).

Nous nous promenons dans le village exposant. Il y a des vélos. Des vélos entiers, des vélos en pièces détachées, des vélos rouillés jusqu’à l’os et des vélos restaurés avec patience. Bref, vous avez saisi le thème.

 DSC_6473Grip de l’an mil et boisson d’effort…aromatisé au houblon pour aller plus viteDSC_6488

Pour cette 5ième édition, la ville attend 30 000 spectateurs sur ces deux jours et déjà pas mal de monde circule autour des stands, dans une ambiance conviviale et festive. Énormément de gens sont habillés comme des papis ont joué le jeu du vintage : bérets, bretelles, imprimés liberty et autres saddle shoes sont de sorties. Dépaysement garanti. Nous croisons un curé tout droit sorti d’un tournage de Don Camillo, œufs frais et bouteille de Chardonnay dans le panier.

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Nous discutons avec des exposants et des passionnés, dont un Américain propriétaire d’un vélo du tour de France…1963, des Anglais adorables et superbement costumés (mais eux, ils seront sur le 30 kms).DSC_6478

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Parmi les exposants, nous trouvons également des stands de dégustations de champagnes (Ackerman et Langlois-Château soutiennent également la manifestation) avec une offre imbattable d’1€ la coupe. Dans un vaillant effort d’acclimatation, nous nous sommes fait un devoir de goûter la gastronomie locale.

DSC_6407Les charmes du terroir

A l’arrière des berlines

A 18h… et quelques coupes plus tard, nous retrouvons nos mamans-canards accompagnatrices qui hésitent entre nous accrocher une balise Argos ou nous ligoter tous ensemble pour ne pas nous perdre. Elles nous emmènent voir les voitures anciennes au bout de la place car nous avons 4 sièges réservées dans 2 Rosalies.

Ludo a les yeux qui brillent à la vue des vieilles mécaniques. Les organisateurs nous font passer sous les banderoles, nous présentent les voitures et leurs propriétaires. Et ouais, on est comme ça, nous, on passe partout, si si. Cela nous rappelle notre Circuit des Remparts natal, en plus moderne cependant. Ludo se retrouve à parler moteur, boite de vitesse, WD40 et autres boulons avec les propriétaires (il parait que c’est un truc d’homme, je ne peux pas comprendre). Nos accompagnatrices le repêchent avant qu’il commence à ouvrir le moteur et nous rangent à l’arrière d’une Rosalie de 1937.

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     DSC_6521Laisse moi zoom zoom zang, dans ta ci-troënDSC_6524

Le confort et l’espace dans l’habitacle sont surprenants pour une voiture de cet âge. J’ai largement la place d’étendre mes jambes, voir de faire un somme sur la moquette épaisse qui tapisse la voiture (et pas de commentaire sur ma petite taille, Ludo aussi avait de l’espace). La voiture démarre dans un craquement, tout tremble, le moteur crache et nous nous mettons à avancer. Ludo est excité comme un gosse à Noël. Nous nous croyons vraiment dans un film d’époque. Si je me tourne, je tomberai peut-être face-à-face avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall. Ou Ludo…

Les spectateurs sur la route sont ravis de la parade, nous saluons les plus petits pour leur plus grand plaisir. Il y a quelques couacs dans l’organisation du trajet car l’autorisation de fermer la route n’a pas été obtenue. C’est un peu dommage de croiser des poubelles Scenic au milieu du cortège… Notre conducteur nous explique l’historique du festival et présente les monuments que nous passons. Il nous propose même un détour supplémentaire dans la vieille ville, au grand désespoir de nos accompagnatrices qui voient notre voiture quitter le convoi à l’improviste.

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Après la balade en Rosalie, nous pointons auprès des organisatrices qui nous cherchaient partout puis petite pause mode à l’hôtel avant de rejoindre le théâtre pour la soirée des partenaires. Beaux comme des Tractions neuves, nous sommes accueillis par Isabelle Montanier, la directrice de LEO qui a récupéré l’organisation du festival après le retrait du département cette année. Ils sont adorables et à l’écoute, nous les remercions encore de leur invitation. Tiens, nos accompagnatrices sont là également 🙂 Cette fois-ci, elles ne prennent aucun risque, nous accompagnent dans l’ascenseur jusqu’au toit-terrasse et vérifient que nous sortons au bon étage.

Rooftop in Saumur

La première partie de la soirée se déroule sur la terrasse qui surplombe toute la ville. Le panorama à 360° est magnifique. L’open-bar champagne également. Un orchestre m’empêche d’entendre les bêtises de Ludo, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. D’autres collègues nous rejoignent, le maire passe nous saluer (des stars, je vous dis), nous admirons les costumes de certains invités, dont une hôtesse Air France des années 60 et un GI du débarquement. Nous continuons notre découverte du patrimoine liquide local en vidant dégustant les coupes de champagnes et les cocktails à base de liqueurs Corbier.

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La nuit tombe, la team LEO et nos estomacs nous invitent à descendre au grand foyer pour des apéritifs solides (mais toujours avec des vins de la région. On ne rigole pas avec l’hydratation). En experts des apéros que nous sommes, notre groupe s’est placé à la sortie des cuisines, histoire qu’aucun plateau ne nous échappe. Les mini-hamburgers sont à tomber, nous décimons le plateau. Je découvre que le conjoint d’une collègue de Ludo (Mathieu, quoi) est un marathonien émérite (2h59) et triple finisher de la Saintélyon. Enfin quelqu’un de normal parmi ces fanatiques du biclou !

IMG_2356Filtre instagram : champagne

En parlant de vélo, un membre du staff LEO arrive pour m’annoncer que mon Motobécane vert est porté disparu. Même l’engin ne veut pas affronter la rando de demain, j’aurais dû y voir un signe. J’espère secrètement récupérer un vélo neuf, ils préfèrent lancer une mission de récupération. Sadiques. Heureusement qu’un mini-burger m’appelle pour me faire oublier ma déconvenue.

ça guinche au bal musette

Vers minuit, fermeture des portes, il est tant d’aller rejoindre le peuple sur la place. De toute façon, il n’y avait plus de mini-burgers. Direction la scène centrale où Tarmac Rodeo reprend des tubes du moment mais avec des instruments vintage traditionnels. Crazy in love de Beyoncé à la trompette, ça balance pas mal, je reconnais. Avec 3 grammes (de champagne, nous avons l’alcoolisme distingué) dans chaque bras, nous sommes chaud cacao pour durer jusqu’au bout de la night. On secoue notre booty sur les reprise du groupe jusqu’à ce que DJ Littleké s’empare des platines pour commencer son set électro. Il commence à faire soif, ça tombe bien : un bar continue de servir des bulles. Et juste à côté de l’hôtel, ce qui lui vaut tout de suite le statut de meilleur bar du monde.

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Nous sommes tous rentrés par nos propres moyens aux petites heures du matin, aucun collègue n’a été perdu dans l’escalier et tout le monde a réussi à ouvrir la porte du premier coup. En conclusion, une belle première journée passée en très bonne compagnie.

Et dimanche, que va-t-il se passer ? Découvrez si nous avons pu émerger à l’heure, si le vélo fugueur est revenu au bercail et si j’ai réussi à pédaler plus de 100 m avant de râper le bitume.

Découvrez la deuxième partie de cette édition !

Retrouvez l’ensemble des photos sur Google+.

DSC_6557Le racekit du dimanche.


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