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Running Days du Figaro 2015 (CR de Mr Tortue)

20150531_103834-2    Après une édition 2014 sous le soleil, nous sommes revenus au parc de Saint-Cloud pour l’édition 2015.  Un nouveau nom et surtout un parcours inversé. Surprise !

En mode VIP

Le fameux Cross du Figaro devient les Runnings Days du Figaro, parce que, avouons-le, la course n’a rien à voir avec un lâché de fauves furieux, pointes aux pieds, dans la boue en plein hiver. Le Figaro ressemble d’avantage à un trail découverte. Cette année, j’ai pu me joindre à la société d’Emilie et à sa collègue Delphine pour courir dans le Challenge Agences Media. Nous arrivons ce matin du 31 mai 2015 pour un départ à 9 heures, direction la tente du journal qui organise la course.

Comme nous sommes des VIP, nous avons accès à la tente Figaro, au buffet et aux boissons. Perrier et chocolatines à volonté ! Certains en profitent pour se faire un brunch, à l’aise sur la terrasse de la tente. Ah, les Parisiens 😉 Autre avantage, l’équipe du Figaro se chargeant de tout, nous arrivons les mains dans les poches et récupérons notre dossard le jour de la course. La classe à Dallas ! Le service n’étant pas complètement all-inclusive, nous devons quand même courir, tsss…

20150531_103256-2Brunch à Saint-Cloud selon Le Figaro

3 sas sur cette course : les élites, les 50min-1h05 et les + d’1h05. A l’exception du sas préférentiel des élites, les 2 autres sas sont en libre accès. Nous emmenons Delphine avec nous dans le sas des 50min-1h05. A voir la foule qui s’accumule au petit bonheur la chance, je pense que certains ne sont pas au bon endroit. Hum, bouchons en perspective…

Surprise de l’édition 2015, le sens du parcours est inversé.  Ce qui signifie que dès le début, hop, grosse côte bien cassante de 13% suivi de faux-plats montants,  sans s’arrêter sur près de 4 kms pour culminer à 130 m de dénivelé. Si tu survis, tu es sûr de finir.

parcoursJe confirme, ça monte un peu sur le premier km, ouais

Comme c’est au départ, certains se surestiment et finissent par marcher au bout d’ 1km, rendant la progression de ceux qui courent assez difficile. Je perds d’ailleurs Emilie en doublant un groupe, elle reste coincée derrière (tout les moyens sont bons pour assurer la victoire). Bref, ça bouchonne et ça slalome dans les chemins comme sur le périf parisien aux heures de pointe. Il faudrait m’expliquer, quel est l’intérêt de se placer dans un sas qui n’est pas le sien ? Se faire doubler pendant toute la course ne doit pas motiver les coureurs déjà en difficulté…

Heureusement, une fois les bouchons de marcheurs dépassés, le rythme s’accélère !

Les premiers kilomètres sont plutôt éprouvants,  les cuisses commencent à chauffer et les racines en embuscade sous les pieds, l’enchainement de terre et de pavés incitent à bien rester concentré pour ne pas rouler dans le talus. Le ciel se couvre, il bruine par moment mais il ne pleut pas. Sinon, la course serait redevenue un vrai cross bien glissant !

Emilie passe Anne et lui fait un rapide coucou. ça fait plaisir de voir une tête connue. Le monde des coureurs parisiens est tout petit, on n’arrête pas de se croiser !

A deux, c’est mieux

A partir du 5ème km, comme nous ne pouvons pas aller plus haut, il est temps de redescendre. Lâchons les chevaux et reprenons des forces (des fois qu’il faille se retaper une côte surprise). Je vois un coureur qui zigzague et double pas mal de gens, ce qui me décide à (tenter de) le suivre. L’animal a un rythme un peu plus rapide que le mien, c’est parfait, surtout que j’espère bien de faire ces 12 kms en moins d’1h (moins qu’Emilie), donc autant suivre un « lièvre » !

On se dépasse mutuellement, c’est super motivant de courir avec quelqu’un, ça me permet de penser à autre chose qu’à mes cuisses qui commencent à tirer et surtout, ça me donne un objectif.

Peu avant le ravitaillement au 6ième Km, j’entends Emilie qui m’encourage depuis l’autre allée. 🙂

Au 9ème km, mon lièvre et moi discutons un peu pendant 500 mètres, au grand désespoir de ceux qui crachent leurs poumons à côté de nous. Les commentaires des autres coureurs qu’on dépasse nous amusent, comme « ça va, on ne vous dérange pas trop ? » ou « sympa votre balade, les mecs ». On se concentre vite, car le km 10 est annoncé. Plus que 3 petits kilomètres en descente. Je regarde ma montre : je passe les 10 kms autour des 47 minutes.  Je me dis que finir sous l’heure est à ma portée (de jambes). Mon allure se situe à 4:23 / km, c’est rapide pour moi mais je me sens bien, les scouts tapent dans leurs mains, le monde est beau. Je fonce ! Bon, Emilie me fait encore coucou, j’agite la main mais je pense qu’elle tente de me faire perdre du temps 😛

Mon meneur d’allure perso accélère encore, il m’avait bien caché son jeu ! J’essaie d’allonger la foulée mais c’est un peu difficile de le suivre, là. Je décide de me préserver pour le dernier kilomètre, pour tenter le Sprint Ultime de la Mort (histoire d’arriver bien cramé sur la ligne à toute allure).

Une fois passé le 11ème km, je trouve une réserve d’énergie inespérée (ou alors, c’est la pensée de l’arrivée et des chocolatines qui me motivent). Un coup d’oeil sur la montre, le chrono affiche 55 minutes, « Allez, c’est jouable, plus qu’1 km à finir en moins de 5 minutes !« . Je serre les dents, bombe le torse, pour finir à une allure de 4:13 min/km. Youhou ! J’espère que le photographe a immortalisé l’instant parce que je ne le referai pas tous les dimanches ! Le chrono affiche un 58min36 parfait, bien sous les 60 minutes. Objectif atteint, c’est génial ! Surtout avec le temps perdu au départ dans les montées et mon manque d’entraînement, je suis très satisfait de mon résultat ! Je me jetterai bien des fleurs mais il n’y a que de l’herbe autour de moi.

La ligne d’arrivée franchie, je trouve un coin un peu dégagé pour attendre Mme Tortue. Emilie franchit la ligne en 1h 02min 05sec soit 3 minutes de mieux qu’en 2015. Pour l’anecdote, Emilie termine devant Laurent Wauquiez (1h 02min 58sec ) et son cirque médiatique 😉 Delphine finit en 1h 06min. Pas mal pour une première expérience du Figaro !

20150531_103418-28_smallLes meilleurs.

Le Figaro est une course accessible pour découvrir la course nature et se frotter au dénivelé. Malgré la foule (8000 coureurs environ), qui a crée quelques bouchons en course et à l’arrivée, l’organisation fait bien son travail. Le parcours est sympa, avec des terrains variés et une vue sur Paris magnifique. Bref, une bonne occasion de s’échapper du bitume.

Bilan pour Ludo :

  • 58min36
  • 4min57 / km
  • 1070 calories

Pour Emilie :

  • 1h 02min 05sec
  • 05’09 min/km
  • 762 calories

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20150531_120330-2_smallLes kapteren race, toujours au top

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