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MaxiCross 30 kms de Bouffémont – La longue marche

Aujourd’hui dimanche 08 février, c’était le MaxiCross de Bouffémont ! Entre la course enfant, le 7, le 15 et le 30 kms, devinez quelle distance nous avons choisi ? 🙂

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Donc départ à 8h30, pour 30 kms en semi-autonomie, dans la boue par 2 °c avec 617 autres furieux. Objectif : 4h30 et accumuler autant de dénivelé en une seule course que ce que nous faisons…en un an.

La vidéo 2015 fait rêver, une petite balade dans la forêt en short et t-shirt, la nature, toussa toussa. Sauf que sur le terrain, il fait à peine jour à 8h30, 2°c et l’organisation nous a écrit pour nous prévenir que le terrain était bien boueux (comprenez: « vous allez prendre cher, les gars ») et le short se portait SUR le caleçon. Mais nous sommes des guerriers, ce n’est pas le froid qui va nous arrêter. La distance, par contre, nous laisse un peu perplexes : nous n’avons jamais dépassé les 21,1 km en une seule fois. Emilie suit un traitement pour sa tendinite et Ludo a toujours des problèmes de périostites…Bref, la team est au meilleur de sa forme. Nous avons sérieusement regardé la carte pour se demander si on allait rejoindre le 15kms ou continuer le 30 kms.

Côté matériel, les sacs sont remplis de barres et compotes car le trail se réalise en semi-autonomie avec un seul ravitaillement au 15ième kilomètre. On vise les 4h30 car il y a beaucoup de dénivelé, de boue et surtout, parce qu’on a cette objectif de temps au marathon de Paris en avril.

Ludo a suivi un régime bikini entrainement intensif avec 2kgs de perdus sur la balance. Plutôt que de courir, monsieur préfère perdre du poids pour aller plus vite. C’est un technique comme une autre 😛

20150208_082242Même pas froid à 8h30

Après 700m de bitume pour étirer le peloton, direction la forêt où les montées s’enchainent dans la boue gelée. Les descentes sont impressionnantes et il faut bien faire attention à ses appuis sous peine de se tordre la cheville ou de glisser (une concurrente finira d’ailleurs avec une fracture du bras :s ). Comme nos camarades de galère, nous marchons dans les grandes côtes pour ne pas nous cramer. On discute, certains ont déjà fait le parcours donc autant bénéficier de leurs expériences. Nous garderons le même groupe du début à la fin, bien régulières les Tortues ! Contrairement aux courses sur route, en trail, il faut clairement marcher pour arriver sans trop de bobos à l’arrivée.

Une fois lancé, et avec le concept de « marcher en côtes- relancer en descente et sur le plat », les kilomètres passent assez vite. Lors d’un ravitaillement éclair, on en profite pour garder un souvenir !

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Pour ceux qui fatiguent déjà, au kilomètre 7, on peut bifurquer pour rejoindre le parcours du 15 kms, pratique ! Motivés pour faire le maxi Maxicross  et sous les menaces d’Emilie, nous continuons. Le parcours est vraiment magnifique, la forêt, la lande de bruyères et sa terre noire, les rochers moussus ne nous lassent pas un seul instant. C’est la montagne à Paris ! La boue, par contre, c’est autre chose…Pendant 30 kms, nous avons bien crû revivre le Mud Day !

Au km 13, première difficulté sympatique : une côte tellement raide que nous devons la monter en nous accrochant à une corde. Nous ne sommes pas loin des 85% d’inclinaison, ça brûle les cuisses ! La pluie s’invite à la balade mais les arbres nous protègent. Le ravito au km15 tombe à pic pour remplir les poches à eau, grappiller un verre de coca et des gâteaux.

Le semi passé, on se sent toujours bien mais là…il se passe un truc mystique : le terrain se dégrade, le bois coupé n’a pas été enlevé et il faut sauter par-dessus les troncs, les tourbières aspirent les chaussures. C’est l’apocalypse, en fait, les pires difficultés se trouvent sur la seconde moitié du parcours !!

Les jambes galèrent de plus en plus.. Nous fatiguons et ratons un virage. Heureusement qu’un concurrent nous appelle pour que nous retrouvons le parcours ! Les 10 derniers kilomètres vont être durs. Je n’ai pas de chaussures de trail, contrairement à Emilie. Je glisse, patine et perd beaucoup plus d’énergie. On me dit que j’ai râlé pendant 4h30 sur le terrain mais je ne m’en souviens pas 😛 La nature n’adoucit que modérément mes mœurs.

Arrivé au km 23, l’ultime surprise, le fameux M nous attend. Une double côte – d’où le nom – avec des rochers couverts de boue et de mousse qu’on escalade à l’aide d’une corde. Notre groupe s’est arrêté pour se demander comment franchir ce truc et en sortir en un seul morceau.

Ensuite, pour ne pas changer, de la boue, des côtes et encore plus de boue. Globalement, le parcours descend et nous sentons que nous revenons vers le village. Emilie part seule à partir du km 27 pour être sûre de boucler la balade en moins de 4h30 (et pour le plaisir de doubler les garçons devant). Je suis à quelques minutes derrière avec mes chaussures glissantes.

Le panneau « dernière côte » sonne comme une victoire et la motivation  s’en ressent : le groupe accélère le rythme pour arriver à la soupe pour rejoindre l’arche d’arrivée et tant pis pour les cascades dans la boue. Emilie arrive en 4h28 et court direct au vin chaud.

Derrière, la progression continue et les derniers kilomètres se font douloureusement, en regardant la montre « oui, la ligne d’arrivée approche ! » Heureusement, c’est en descente donc on peut relancer, mais avec de la boue partout, je dérape énormément, c’est dur pour les cuisses/genoux car il faut se freiner tout le temps.  Soudain, au bout du chemin, les bénévoles lancent : « Plus que 50 mètres ». Youhou, allez, on relance encore, dernier virage à droite et la ligne d’arrivée est franchie ! 🙂

Vin chaud, soupe, hot dog, sans compter les habituels sodas et bananes, le ravitaillement est génial ! Je trouve du chocolat, c’est le bonheur après la galère. L’orga a mis à disposition un point d’eau pour rincer les chaussures, histoire qu’on ne salisse pas trop le gymnase. Je revois enfin la couleur de mes chaussures 🙂

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20150208_131517En fait, on n’a fait la course que pour les ravitos, on peut l’avouer.

Finalement, les 30 kilomètres sont faisables, trop heureux d’y être arrivés ! La boue a rendu le parcours difficile mais comme le sol est souple, nous n’avons pas trop souffert de nos tendinites/périostites respectives. Les Kalenji Kapteren race d’Emilie ont bien tenu le choc, ces petites chaussures sont extras !

Quelques chiffres, parce qu’on aime les stats :

  • 30 kms
  • 980 mètres de dénivelé à nos montres, plus de 1000 selon l’orga et on veut bien les croire
  • 4h31 pour Ludo / 4h28 pour Emilie
  • 2852 calories pour Ludo
  • 1981 calories pour Emilie (normal, elle pèse moins de 50kg)
  • 2 L bus chacun pendant la course
  • 800 g perdus, malgré les snacks embarqués et les ravitos (nous avons donc du perdre bien plus durant l’effort, il faudra faire plus attention sur ce point)

Nous avons souffert mais ça en valait vraiment le coup. Merci à l’organisation pour ce super trail !

Mise à jour du 10/02 : 

Les résultats sont dispos. Emilie se classe 456 sur 494 et 12° de sa catégorie. Quant à Ludo, il termine 462 sur 494 et 172 Senior masculin.

Ok, par rapport au premier, lui aussi un Senior (donc un gars de notre âge) qui a claqué le parcours en…2h22, nous faisons pâle figure mais nous ne sommes donc pas derniers ! Nous sommes donc assez contents de nous pour ce premier trail 😀

A bientôt !

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