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Adidas Boston Boost, parfaite marathonienne ?


Adidas boston 8

Baptisée en l’honneur du mythique marathon américain, l’un des plus anciens de la discipline, ce modèle indique clairement ses domaines de prédilection : compétition et performance. Avec ces pur-sangs aux pieds, ça va aller vite, très vite. Mais sont-elles les marathoniennes idéales que la marque promet ?
Adidas en est à la huitième mouture de ce modèle, qui dispose lui aussi de la fameuse technologie boost. On est loin des 23 déclinaisons de la Mizuno Wave Rider ou des 36 de la Nike Pegasus. Malgré tout, sur les internets et dans les pelotons, j’avais déjà croisé pas mal de coureurs avec cette paire aux pieds. Selon eux, c’était LA chaussure parfaite pour briller sur la distance reine et pulvériser les chronos sur les compétitions plus courtes.

Ce modèle est tellement apprécié que depuis ses débuts, la chaussure a très très peu changé, à l’exception de quelques modifications cosmétiques (couleurs, emplacement des 3 bandes ou le mesh). Quand on examine les semelles, qui sont tout de même la partie principale de la chaussure, on se rend compte que le maillage en gomme Continental sur la couche de Boost a peu changé !
comparaison semelles Adidas Boston
C’était tentant d’aller vérifier si ces Adidas Boston Boost étaient aussi parfaites qu’on me le disait.

Alors, marathoniennes idéales, les Boston ?

Coup de foudre au premier regard

ça faisait un moment que je faisais les yeux doux au modèle bleu, donc quand mes Mizuno Wave Rider 19 ont commencé à me faire des ampoules et me bousiller le genou gauche en avril (après le marathon de Chantilly, heureusement), j’ai saisi l’occasion pour sauter sur les Boston. J’ai déjà les Adios pour les 10 km et la piste, j’ai déjà mes repères chez la marques aux trois bandes, donc.

Et dès la sortie de la boite : wow ! La Boston est tout simplement magnifique. Son coloris bleu roi lui va à merveille, la semelle blanche ajoute une touche d’originalité et je n’ai aucune hésitation à l’utiliser dans la jungle urbaine. Streetwear ou sport, la Boston passe partout. À noter qu’elle est également disponible dans un coloris noir plus discret ou un camouflage gris très urbain.

A vu d’œil, les chaussures semblent légères, leur shape agressif indique qu’elle sont taillées pour la performance. Aux pieds, c’est simple, je ne les sens pas, elles se font complètement oublier. Hu hu, on est loin de mes Mizuno, bien plus enveloppantes.
Par rapport aux Adios, la technologie Boost est plus présente, sur toute la longueur de la semelle qui est du coup, plus épaisse. La Boston serait donc la Adios en plus confortable. D’un autre côté, les Adios sont des bouts de bois taillés pour les records, nerveux à souhait mais d’une raideur..!

La Boston paraît plus rassurante mais elle n’est clairement pas là pour ramasser des pâquerettes. Je ne suis pas sûre d’avoir encore le niveau pour l’emmener sur des sorties longues avec mon allure de tortue sans que ça tape trop… Pour me situer, je fais 47 minutes au 10 km, 1h44 sur semi et 3h43 sur marathon. Pas vraiment une flèche, je cours plutôt avec le gros du peloton (parce que c’est plus sympa d’être avec la troupe^^).

Taillées pour la compétition

Si auparavant les Adidas Boston Boost était réputée être étroite, le nouveau mesh de la version 8 est bien plus flexible pour laisser plus de liberté au pied. Cela devrait rendre l’Adidas Boston Boost  accessible à tous les coureurs.

La toebox est confortable, les orteils ont de la place pour bien se poser, pas de problème de ce côté. Le mesh étant très souple, il faut bien serrer les lacets pour éviter que le pied bouge trop sur les séances rapides (fractionnés ou tours de piste). Après quelques ajustements, je n’ai plus rencontré de soucis.

Avec 219 g pour les filles, 236 g en 42 pour les garçons, les Boston boxent dans la catégorie des compétitrices et effectivement, je retrouve les mêmes sensations que les Adios mais avec un peu plus de confort. C’est 15 g de moins que mes Mizuno, des grammes qu’Adidas a économisé du côté du mesh ultra respirant (comprendre : ultra fin et absolument pas étanche) et de la semelle. Hu hu, pas de fioriture ici, les Boston sont là pour vous faire exploser votre record sur marathon, pas pour accompagner Mamie à la boulangerie.


Sur des séances rapides de fractionnés ou à allure semi, les Boston se révèlent dynamiques et réactives. Les chaussures répondent présentes à chaque accélération, aucune sensation de mollesse ou d’enfoncement. L’héritage des Adios est bien présent, avec cependant plus d’amorti. Un vrai plaisir ! La semelle Continental est sans doute pour beaucoup dans la stabilité.
J’ai effectué le semi de Vincennes 2019 sous l’averse et avec un terrain boueux digne d’un trail : pas de glissade à déplorer, que ce soit sur la route humide ou les chemins bien gras ! L’adhérence n’a jamais été prise en défaut, c’est très rassurant de courir avec une paire dont on est sûr, sans avoir à redouter le dérapage à chaque virage/plaque d’égout/passage piéton qu’on croise.

Adidas Boston boost dans la boue

Le chaussant très fin laisse respirer le pied, un bon point pour un modèle destiné au marathon et aux efforts longs.
Pas de risque de chauffe de ce côté-là, les petons restent au frais durant toute la sortie. Inconvénient : quand il fait frais, on se pèle vite les orteils et quand il pleut, bah, on se retrouve rapidement avec les chaussettes trempées…C’est le prix à payer pour la légèreté : le tissu s’amincit.
Je m’inquiétais de la durée de vie de ce mesh fin mais j’ai fait plus de 900 km avec la version 6 sans aucun trou ! Une bonne chaussure très solide !

Sur des footings de récupération ou des séances à allure marathon, j’ai trouvé les Boston plus exigeantes que mes Wave Rider. Comme les Adios, je trouve qu’elles requièrent un temps d’adaptation avant de les maîtriser. De plus, les Adidas Boston Boost demandent un minimum de vitesse pour s’exprimer correctement là où mes Mizuno ou des Nike Pegauss sont d’une polyvalence très appréciable.

Avoir une foulée légère me semble être aussi un pré-requis pour éviter de souffrir avec cette paire car si le talon est plus renforcé que sur les Adios, l’amorti reste tout de même réduit par rapport à des marathoniennes classiques, comme les Nimbus, les Pegasus ou mes Wave Rider qui sont de vraies pantoufles.

Pour résumer

Je ne suis pas sûre que les Boston conviennent à ceux qui envisagent un marathon en 4h, voire plus. La Boston n’offre pas assez d’amorti pour un effort aussi long, à mon avis. Je sais que ma foulée se dégrade au fil de l’effort, que je finis par talonner un peu lourdement en fin de course donc pour le moment, j’hésite à l’emmener avec moi. Les différents sites consultés recommandent d’ailleurs la Boston pour les coureurs réalisant moins de 3h30 sur marathon.
Cependant, comme je suis très à l’aise avec ces chaussures, je vais continuer à les porter sur mes sorties longues et voir comment mon ressenti évolue.

Par contre, pour des entraînements intenses ou des compétitions sur 10km et semi, pas d’hésitation, cette paire permet de se faire bien plaisir !

Au-delà de ces quelques considérations mitigées, la Boston 6 d’Adidas tient assurément toutes ses promesses : si vous cherchez une chaussure pour casser vos chronos, vous pouvez y aller les yeux fermés !

Bien sûr, cela n’est que mon avis personnel, certains vont trouver les Boston trop pataudes pour un marathon et d’autres tellement confortables qu’ils les prendront pour un 100 km (vu aux 100 km de la Somme, si si).

Le bon plan Adidas Boston Boost… visez la 7 ou la 6 !

Comme je l’ai dit au début du test, la Boston Boost 8 est très proche des versions précédentes… La bonne nouvelle, c’est donc qu’en vous tournant vers les fins de série de la Boost 7 ou même de la 6, vous pouvez mettre vos pieds dans une excellente chaussure et cela pour un prix très intéressant ! 😀


9 pensées sur “Adidas Boston Boost, parfaite marathonienne ?

  • 17 janvier 2018 à 10 h 46 min
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    Bonjour,
    Je me pose justement la question de quelles chaussures utiliser pour mon prochain marathon. J’ai les mêmes chronos, adore mes boston mais j’ai un peu peur quand à l’amorti passé les 3h30.
    J’ai acheté des supernova (sur conseil de vendeurs spécialisés) pour la prépa mais elles me font l’effet de sabot.
    As-tu finalement testé les boston sur marathon ?

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    • 17 janvier 2018 à 11 h 27 min
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      Hello Marie,

      Non, je n’ai pas eu l’occasion de tester mes Boston sur marathon. Je les ai emmené sur semi ainsi que des sorties à allures marathon plus lente et je n’ai eu aucun souci. Mais c’est vrai que comme toi, j’hésite entre les Boston et mes Wave Rider (mes chaussures habituelles sur marathon, un peu plus amorties).
      Tu peux toujours alterner avec les Supernova, tu verras bien dans quelle paire tu te sens le mieux. Et si tu te sens bien dans tes Boston, que tu n’as pas de souci lors de tes sorties longues, alors, prends les.
      Une fois passé les 3h30, il ne reste plus que 20 minutes, moi, je dis que ça passe (de toute façon,à ce moment, on est au-delà de tout 😀 ).

      Tu prépares quel marathon ?

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  • 23 janvier 2018 à 20 h 43 min
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    Salut! je me pose également la question du choix de mes nouvelles chaussures de running: J’ai un temps de 1h50 sur Semi et voulais tester les Boston, je prépare également le MDP que j’espère boucler en moins de 4h et là je comptais acheté une nouvelle paire d’Adidas Energy boost (j’en ai déjà une que j’adore mais modèle ancien) Est-ce que ça paraît cohérent sachant que je talonne un peu mais suis plutôt médio.
    Pour info, je suis une femme 1m78 pour 58kg

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    • 23 janvier 2018 à 21 h 23 min
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      Salut Alexandra,

      Les Energy sont effectivement plus amorties, je pense qu’elles seront plus polyvalentes que les Boston pour des coureuses comme nous (moi aussi, passé 30/36 km, j’ai tendance à avoir une foulée de petit éléphant et là, j’apprécie d’avoir le talon protégé ;).
      Si tu trouves une bonne occasion dans cette période de soldes, tu peux très bien tester les Boston pour le semi et les conserver pour les séances rapides et les compétitions plus courtes, comme les 10 km.

      Bon courage pour ta prépa MDP, je l’avais fait en 2015 et j’avais bien apprécié l’ambiance !

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  • 18 février 2018 à 12 h 55 min
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    Bonjour je souhaiterais être conseiller.
    Je suis engagé au marathon de Nantes en avril prochain et possède une paire de chaussures Adidas Adizero Adios, avec lesquelles j’ai participé à deux semi-marathon 1h33 &1h30 sans problème et au marathon de La Rochelle en 3h24 mais avec des douleurs l’avant extérieur des mollets aux 37ième km.
    Quelle serait la chaussure la mieux adapté par rapport à mon gabarit 1m68 pour 61 kilos, entre les Adios, Boston, Tempo et autre de chez Adidas.? Et quelles sont leurs différences(Adios,Boston,Tempo)?
    Sur différents sites j’ai pas trouvé des informations fiable et souvent contradictoires sur ces modèles.
    Merci d’avance.

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    • 19 février 2018 à 14 h 03 min
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      Bonjour Etienne,

      Bravo pour tes chronos, des temps pareils, ça fait rêver !
      J’ai les Adios et les Boston, mon compagnon a eu des Supernova. A mon niveau, j’ai un peu le même problème que toi : les Adios sont parfaites pour des 10km mais au-delà de 15 km, ça tape et ça tire trop dans les mollets pour que je pense les emmener sur semi. J’envoie pas assez pour ces chaussures :/
      D’après mes connaissances et mes recherches sur les internets, tu as déjà une différence de poids et donc d’amorti entre les différents modèles.

      – Les Supernova : 315 g et 75 % de Boost. Ludo les a eues, ce sont de bons chaussons pour enchaîner les kilomètres mais tu risques de les trouver un peu pataudes.
      – Les Tempo : 266 g. Elles, je ne les connais pas du tout mais cette paire me semble plus dynamique que les Supernova.
      – Les Boston : 248 g et 55 % de Boost dans la semelle. Pour moi, un bon compromis entre dynamisme et confort. J’en vois énormément sur semi et sur marathon, portées par des coureurs dans ton groupe horaire. Ceux que je connais et qui font leur marathons avec (sub 3h pour l’un et 3h28 pour l’autre pour situer) en sont ravis. A essayer, mais elles pourraient constituer une alternative correcte pour toi, à mon avis.
      – Les Adios : 220 g. Celles-là, tu les connais déjà 😉

      Bonne prépa pour Nantes !

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  • 2 avril 2018 à 16 h 55 min
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    Bonsoir Mimi
    En lisant votre article sur les Boston et les quelques commentaires ,il serait peut-être plus sage de continuer
    a courir mes marathons avec mes supernova st
    Pour me décrire un peu, cours depuis 2013 ,56ans, 65kg ,43′ au 10km,1h37 au semi ,Malheureusement 3h52 au dernier marathon
    Pensez-vous que les Boston seraient plus efficaces en toute honnêteté.
    Merci
    Etienne

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    • 2 avril 2018 à 20 h 18 min
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      Bonsoir Etienne,

      Je fais à peu près le même chrono que vous sur marathon et pour avoir testé les Boston sur un semi proche de l’allure marathon, j’ai trouvé que ça tapait un peu passé le 17ième km, j’ai senti que l’amorti avec trop sec pour moi à ce rythme.
      Je n’ai pas du tout ces sensations avec mes Mizuno Wave Rider qui sont de vrais chaussons lors de mes sorties longues. Si je prenais les Boston pour mon prochain marathon, mes talons et mes articulations me le reprocheraient longtemps (surtout qu’en fin de course, ma foulée se dégrade bien et les Boston ne sont pas les Adidas les plus rembourrées au talon :/ ). Alors, déjà que le marathon est une aventure en soi, je n’ai pas envie de me rajouter des difficultés avec une paire de chaussures inadaptées pour mon allure, je préfère prendre mes Wave Rider, que je connais par coeur.

      Si vous vous sentez bien dans vos Supernova, que vous n’avez pas eu de souci avec durant votre préparation, il faut mieux que vous les preniez le jour de la compétition. Les Boston sont plus légères, plus dynamiques mais aussi plus sèches et moins amorties. A mon avis, pour un marathon autour de 3h30/3h40, ça doit passer mais plus, j’ai un peu peur que ces chaussures manquent de confort pour terminer la course sereinement.

      Bonne course !
      Emilie

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      • 3 avril 2018 à 16 h 56 min
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        Bonsoir Emilie
        Merci pour votre réponse
        Il ne reste plus qu’à s’entrainer pour arriver peut-être un jour à faire la course Reine en 3h30
        mais ce temps est plus proche de mes rêves que de la réalité
        En vous souhaitant beaucoup de plaisir sur vos prochaines courses
        Etienne

        Répondre

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