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Quel équipement pour un premier triathlon ?

Quel équipement prévoir pour un premier triathlon ? Je peux y aller même sans combinaison ? Je ne sais pas super bien nager, je vais m’en sortir si je brasse ? Et j’ai un VTT, ça suffira ou il faut absolument un P5X ? Et la combinaison, obligatoire ou pas ?

Quand on débute en triathlon, on se retrouve vite avec trois fois plus de questions que dans un autre sport. Pour tous les débutant comme nous ou ceux qui souhaitent franchir le pas mais sont perdus dans la liste de matériel à avoir, voici un petit récapitulatif de l’équipement à prévoir quand on se lance dans le triple effort.

Les triathlon de Versailles en relais puis Beauvais que nous avons fait en intégralité, deux épreuves distances S, ont été une totale découverte. Pour le Chtriman, on commence à être rôdé. On avait compris qu’il fallait enchaîner  trois sports mais on a aussi réalisé au fur et à mesure qu’il y avait une sacré logistique autour de chaque compétition.
Trois épreuves = trois fois plus de bazar à emmener !

Le tribordel de Ludo pour Beauvais

La natation

Ludo a découvert le crawl début mai à l’occasion des ponts, quand je l’ai obligé à m’accompagner à la piscine. Il a bu la tasse 10 fois, était essoufflé au bout de 50 m et a trouvé que ça faisait mal aux épaules. Bref, il a adoré.
Depuis, nous y allons deux fois semaines, une fois en autonomie et l’autre séance, nous suivons un cours pour progresser. Par semaine, nous nageons pour le moment environ 2500 m et on va augmenter progressivement le volume pour préparer le M prévu fin août.

Malgré notre niveau de fers à repasser, nous avons tout de même survécu à 2 S, certes en sortant dans le dernier tiers mais nous n’avons pas dépassé la barrière horaire. Et nous avons fait une partie du parcours en brassant, pour reprendre notre souffle et nous orienter. De toute façon, dans notre peloton, beaucoup de concurrents brassent ou alternent crawl et brasse pour reprendre leur souffle, nous n’avons eu aucune honte à faire pareil 😉

Crawl, brasse…tant que vous avancez sans vous essouffler, ça marche ! (retour du half du Chtriman)

Sur des petites distances, comme un XS ou un S, il est donc tout à fait possible de s’en sortir même si vous n’êtes pas Michael Phelps ! Et sur les autres distances aussi, d’ailleurs, vous verrez que tout le monde ne crawle pas à 1’20 » au 100 m ! Si vous avez des doutes quand à votre niveau, lisez le règlement de l’épreuve, car les barrières horaires (s’il y en a) sont fixées par les organisateurs et peuvent donc varier d’une course à l’autre.

L’équipement pour la natation

Pour s’entraîner à la piscine, rien de bien fifou : un maillot de bain, un bonnet et des lunettes suffisent pour se lancer. Ensuite, pour les éducatifs, une planche ou un pull-buoy et des plaquettes font l’affaire. Ce n’est pas onéreux et de nombreuses piscines en mettent à disposition des nageurs.

Lors des compétitions, la combinaison est interdite au-dessus de 24°c (comme ça a été le cas sur le M de Paris ou celui de Bordeaux 2018). Entre 24 et 16°C, c’est laissé au choix des nageurs et en-dessous de 16°C, combinaison obligatoire pour éviter de finir en glaçon. Donc, selon la température, vous pouvez choisir de partir en maillot de bain ou en trifonction, si vous êtes équipé.

Sur les XS et S, nous avons vu pas mal de personnes partir en maillot cet été. Pour une petite distance, ce n’est pas trop pénalisant de ne pas avoir de combinaison et cela évite de perdre du temps à T1 quand on se tortille pour l’enlever tout en courant. Quand on est en trifonction, on saute directement sur le bike (ce que j’ai fait sur le XS du Ch’triman, l’eau étant à 22.5 °C).

La natation peut très bien se faire sans combi, la preuve sur le half du Chtriman ou comme je l’ai fait, sur le XS

Si vous tenez absolument à partir en combinaison parce que l’eau est trop froide à votre goût, que vous voulez bénéficier d’une meilleure flottabilité, de nombreuses épreuves proposent un service de location. N’hésitez pas non plus à vous renseigner auprès des boutiques de triathlon de votre coin, certaines font aussi de la location. Pour environ 40€, vous pourrez ainsi vous faire une idée de la nage en combi. Personnellement, c’est ce que j’ai fait au début et ça permet de ne pas investir tout de suite.

Beaucoup d’Orca, tous modèles confondus (S6, TRN, Sonar, etc…) dans les pelotons

La combinaison améliore vraiment la flottabilité et permet de s’économiser MAIS cela a un coût (environ 200€ en neuf pour les premiers modèles) donc je comprends qu’il vaut mieux être sûre que le triathlon plaise avant d’investir.

Si vous souhaitez néanmoins acheter une combinaison, n’hésitez pas à l’essayer en magasin avant, pour vérifier que vous êtes bien à l’aise dedans, sans frottement nulle part. Ce qui peut convenir à votre meilleur pote/frère/copain d’entraînement peut très bien se révéler horrible pour vous. Nous, on nous a recommandé plusieurs fois la combi Décathlon OWS 900, que beaucoup ont en course mais je ne me sentais pas à l’aise dedans, surtout au niveau du cou. Finalement, nous avons pris des Orca S6 et nous en sommes ravis.

Les combi Nabaiji de Décathlon sont aussi bien représentées (toujours le half du Chtriman)

Pareil pour la trifonction, c’est un petit budget mais on la met sous la combi et elle permet d’enchaîner les 3 sports, ce qui est très pratique (pas besoin de se changer). En plus, la trifonction peut être réutilisée en running et entraînement vélo, je trouve qu’elle est plus vite amortie.

Aussi, n’oubliez pas de prévoir une petite serviette où poser vos affaires et sécher vos pieds en sortant de la natation (les pieds secs et sans gravillons, c’est mieux pour enfiler les chaussures ensuite) et une autre serviette pour vous sécher rapidement avant de monter sur le vélo.

Le vélo

L’équipement le plus cher en triathlon. On s’est retrouvé à côté de vélos aéro valant le prix de notre voiture, ça laisse rêveur ! Sur les distances ironman, le parc vélo doit valoir le budget de certaines villes, c’est impressionnant…

Mais à côté des machines à 7kg en carbone et roue lenticulaire, nous avons aussi vu des vélos vintage, des VTT et même des VTC avec des porte-bagages sur des triathlon XS et S!

Y a des vélos de dingue mais aussi des Peugeot Vintage dans le parc ( d’ailleurs, y a toujours un vélo vintage, touuuujours, ça doit presque être une règle )

Ludo possède un B’twin de milieu de gamme (Ultra Alur 700 AF, l’ancêtre des actuels 900 AF), ça ne l’a pas empêcher de déposer des Cervelo trois fois plus chers et de finir au milieu du classement.

Ludo et son B’Twin Alur 700 juste avant d’entrer dans le parc 

D’ailleurs, on voit de plus en plus de B’twin dans les pelotons, ce sont de bons vélos et très accessibles ! Si un vélo léger sera certes plus facile à emmener, plus réactif et dynamique; pour débuter, c’est surtout l’entraînement qui compte. Donc, n’ayez aucun complexe si votre deux roues n’est pas le dernier modèle à 10 000 € ! ça ne sert pas à grand chose d’avoir un châssis de Lamborghini si on a un moteur de 2 CV…


Quant à moi ? C’est une galère sans nom de trouver un petit vélo (t. 48 ou 47 selon les marques), à croire que les nanas cyclistes font toutes 1m70. Bon, j’ai réussi à mettre la main sur un deux-roues d’entrée de gamme, un mulet en alu d’environ 10 kg, de 2011 que j’ai eu pour trois cacahuètes. J’ai changé quelques pièces pour l’adapter à mon gabarit (potence plus courte et cintre compact, entre autres). Je ressens bien ses 10 kg quand il faut relancer mais autrement il fait le job pour une grande débutante comme moi et j’arrive à suivre des groupes à 30 km/h 😉

L’équipement pour le vélo

Pour débuter, prenez le vélo sur lequel vous êtes le plus à l’aise ! Peut importe que ce soit un VTT ou même un VTC si c’est votre premier tri ! Il faut seulement qu’il ait bien des embouts au bout du guidon (obligatoires, c’est le règlement de la fédé, donc vérifiez bien si vous ne voulez pas vous prendre un stop avant même de commencer la course).
Comme pour les combinaisons, il est souvent possible de louer un vélo de route pour les épreuves, n’hésitez pas à vous renseigner auprès des organisateurs. Vous pourrez investir plus tard si vous accrochez vraiment ou tester des modèles plus haut de gamme. Ensuite, c’est vrai qu’un vélo récent, léger permet d’apprécier encore plus de rouler 😉

Pour compléter votre équipement vélo, vous pouvez investir dans quelques pièces, qui pourront vous simplifier la vie lors des tri mais que surtout, vous pourrez réutiliser lors de l’entraînement :

Des pédales auto et chaussures avec les cales, pour ceux qui savent les utiliser, c’est le top mais pour les novices comme moi, il est tout à fait possible de partir avec des pédales plates et ses runnings (en plus, ça fera gagner du temps pour la T2, hé hé hé).

Une petite sacoche de selle, pour caser un kit de réparation (une chambre à air, des démonte-pneu, des rustines et des clés Allen), bien pratique en cas de crevaison en cours de route. Suffisamment petite, vous pouvez la conserver le jour de l’épreuve et coller votre étiquette sur la tige de selle.


Ensuite, le casque est bien sûr obligatoire.

Des lunettes sont aussi fortement recommandées pour se protéger les yeux de la poussière, des moucherons ou du soleil.

Nous ne mettons pas de gants car ça nous prend trois plombes à enfiler à T1, avec les mains mouillées et idem à T2, après avoir transpiré sur le vélo. Mais certains en portent, c’est un choix personnel.

Une ceinture porte-dossard avec 3 points d’attache du dossard (une contrainte de la fédé, les arbitres étant très tatillons, n’oubliez pas les TROIS POINTS) est aussi bien pratique : vous pouvez faire passer votre dossard de votre dos (vélo) à devant (course à pied) juste en faisant tourner votre ceinture. Plus besoin de faire des trous dans vos t-shirts ni de se piquer avec des épingles! Et la ceinture est bien sûr réutilisable en course à pied ou trail, pour les runners.

Pour le reste de la tenue, vous pouvez partir directement en tenue de course à pied, en t-shirt et cuissard mais si vous avez une trifonction, c’est bien mieux. La peau de chamois intégrée offre une protection suffisante pour ne pas avoir mal au popotin pendant l’épreuve ni les jours suivants. Sans oublier que vous n’avez pas besoin de vous changer pour enchaîner les 3 sports si vous êtes en trifonction.

La trifonction, comme Ludo, est plus pratique, mais vous pouvez très effectuer le vélo en tenue de running
Regardez Michael Joel : pas de trifonction, pas de pédales auto, pas de montre… pas de prise de tête et il a fini son XXL (distance ironman) en 14h22 et avec le sourire !

Un petit détail qui peut éviter bien des désagréments pour la suite : la crème solaire ! La plupart des triathlons ont lieu en été donc vous avez de fortes chances de vous retrouver sous le soleil pour le vélo et la course à pied. Votre nuque, vos bras et cuisses ainsi que vos épaules (si vous avez une trifonction courte ou un débardeur) vont être exposés pendant au minimum une demi-heure sur un XS à…plus de 4h sur un half ! Donc, si vous avez la peau sensible, n’hésitez pas à vous badigeonner à T1 puis à T2 pour éviter les coups de soleil bien douloureux le soir 😉

Côté nutrition, de nombreux concurrents scotchent leurs barres et gels au cadre puis piochent au fur et à mesure. D’autres remplissent les poches de leur trifonction (j’ai même vu des bananes entières 😉 et de leur ceinture porte-dossard. Parce que même s’il y a des ravitos en course, il est préférable d’emporter sa propre nutrition pour manger quand vous le souhaitez et éviter les fringales ou autres coups de mou. Ludo a investi dans une petite bento box, qu’il accroche au cadre et où il peut caser 4 barres. Il ressemble à un cyclotouriste mais au moins, il a toujours de quoi grignoter !

La course à pied

La seule partie qui ne nous inquiète pas : après 6 ans à talonner le bitume, on commence à bien piger le truc. Et nous sommes déjà équipés pour toutes les conditions possibles !

Alors, je sais que la course après le vélo et la natation, cela n’a rien à voir avec la course à pied normale, on n’est pas super frais, les jambes sont lourdes après le vélo et se redresser pour courir après des heures couché sur un vélo est déconcertant mais cela ne nous a pas trop pénalisé.

Si vous êtes déjà un coureur, comme 33 % des triathlètes, cette partie ne devrait pas trop vous poser de problème non plus. Pour éviter les surprises le jour J, vous pouvez aussi vous entraîner en faisant des enchaînements vélo/course (un brick, comme disent les experts). Ou… faire un duathlon, comme Ludo, histoire de caser un entraînement choc 😉

L’équipement pour la course

Si vous avez mis votre trifonction, pas besoin de s’embêter: on pose le vélo, on enlève les chaussures à cale et le casque, on enfile ses baskets et go ! Si vous avez des lacets autobloquants, c’est pratique pour ne pas perdre de temps à lacer vos chaussures, vous les enfilez et vous partez directement.

Trifonction, casquette et lunettes, ceinture porte-dossard et dossard DEVANT, Ludo est paré pour la course !

Si vous aviez mis un cuissard vélo, le rembourrage trop épais n’est pas du tout adapté à la course à pied et va vous gêner. Si vous n’avez pas de trifonction, le mieux serait plutôt un cuissard de running qui permet de faire les deux (vélo + course). Pour une petite distance à vélo comme sur XS ou S, ça peut passer même si cela sera moins confortable qu’une trifonction.

Bien sûr, n’oubliez pas votre dossard, qui doit obligatoirement être devant, sinon, les arbitres peuvent vous pénaliser. La ceinture porte-dossard est particulièrement pratique pour rapidement changer la position du dossard entre le vélo et la course.

D’autres petits accessoires qui peuvent bien vous simplifier la vie, surtout sur les épreuves en été sont une casquette ou des lunettes, pour vous protéger du soleil.

Et pour tout emporter

Et pour emmener tout ce tribazar et ne rien oublier, vous avez le choix entre :
– un sac de transition, qui contient un rangement par épreuve
– votre sac de sport habituel, s’il est assez grand
– un bac en plastique tout simple

Pour les sacs de transition, il existe des modèles dédiés mais vous pouvez aussi utiliser un sac de natation, avec leur compartiment étanche prévus pour les maillots, ils sont bien pratiques et vous pourrez réutiliser votre sac pour aller à la piscine.

Voilà, c’est tout côté équipement (et c’est déjà pas mal !).
On peut débuter le triathlon avec un budget réduit tout en se faisant plaisir. Par contre, si le virus vous mord, préparez-vous à sortir la carte bancaire ! Outre le prix des inscriptions qui grimpe vite sur les grosses épreuves comme le Triathlon de Paris, Deauville ou Chantilly (et plus encore, si vous ajoutez le pass journée pour les non licenciés comme nous…), le budget explose carrément dès que vous commencez à vouloir changer de vélo ! 😉 Et après, il a toujours un truc à améliorer : un nouveau casque plus profilé, de nouvelles lunettes, une selle plus confortable…la liste des dépenses possibles est infinie..!

Bref, bienvenue dans le triple effort !

4 pensées sur “Quel équipement pour un premier triathlon ?

  • 12 juillet 2018 à 19 h 58 min
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    Habitant également l’Est parisien (Sud-Nation), comment avez-vous trouvé un cours pour vous mettre aussi rapidement à niveau en natation ?

    – un apprenti triathlète, qui apprend à nager le crawl

    PS : merci pour vos récits initiatiques.

    Répondre
    • 13 juillet 2018 à 7 h 58 min
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      Hello !

      En fait, nous sommes allés à la piscine où nous nageons habituellement et nous avons demandé aux maîtres-nageurs s’ils donnaient des cours particuliers ou en petit groupe. Un des maîtres-nageurs avait des disponibilités sur le créneau qui nous arrangeait et voilà !

      Je pense que c’est possible dans les autres piscines, j’allais nager à Châtelet avant et je sais qu’ils donnent des leçons là-bas, par exemple 🙂

      Bon courage à toi, ami apprenti crawleur !

      Répondre
  • 26 août 2018 à 19 h 05 min
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    Bonjour merci pour ce partage
    Moi même étant un ludo….
    Et qui commencera les tri l année prochaine…
    Sinon pour le crawl … Perso je me suis inscrit à un club de natation .

    Encore merci à vous

    Répondre
    • 27 août 2018 à 8 h 06 min
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      Hello Ludo !

      Merci pour ton commentaire et ravie d’avoir pu t’aider 🙂
      Oui, suivre des cours en club ou avec un maitre-nageur devrait te permettre de progresser plus vite.
      Nous pensons nous inscrire dans un club de tri en septembre pour continuer l’entraînement.

      Bonne continuation !

      Répondre

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