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Triathlon Sprint de Beauvais

Après le S de Versailles en relais, on a eu envie d’essayer de faire un tri individuellement, en entier. Michel nous a parlé de Beauvais, qui se plaçait idéalement dans notre calendrier. En plus, c’est juste à 1h de route de la maison et les parcours ont l’air sympa. Après 5 minutes de réflexion, nous étions inscrits sur le S, il y avait un M l’après-midi et un L le dimanche mais on a été raisonnable pour le premier !  

Pour rappel, un S, c’est 750 m de natation, environ 20 km de vélo puis 5 km de course à pied.
Ce sont les distances que nous avions déjà fait à Versailles mais là, pas de relais, il va falloir tout enchaîner.

Rendez-vous samedi à 12h pour nous !

Pour Ludo, à part la natation, il ne devrait pas y avoir de souci et il vise 1h30 max, comme à Versailles.
Moi…Ma bête noire est le vélo. Dommage que ce soient les ⅔ de l’épreuve, hein… La distance ne me pose pas de problème mais mes cuisses de grenouille me propulsent à une allure de vélib’. Faut dire qu’avec une poignée de sorties vélo à mon actif, je ne compte pas faire de miracles. J’espère juste ne pas me faire coincer par la barrière horaire et franchir la ligne d’arrivée en 1h40. Et ne pas me casser la figure en vélo (c’est pour dire le niveau de confiance…).

La veille, par acquis de conscience, nous essayons nos combi Orca S6 et Equip toutes neuves. Ludo galère, on transpire comme des glaçons en plein soleil avant de réussir à remonter la fermeture dans le dos puis de manquer marcher sur les chats en enlevant les combi. Avant même d’être en course, on galère déjà, ça promet ! Mais même pas peur, ça va le faire !

Le racepack de Ludo. Y a pas à dire, 3 sports, 3 fois plus de bazar !
Sans oublier les vélos !

Le lendemain, on cale les vélos dans la voiture, nos deux sacs de transition et hop, c’est ti-par pour une virée en Picardie ! J’ai prévu de quoi grignoter (banane, pêches et autres pom’potes) car le départ est à 12h et nous risquons d’avoir faim avant d’avoir commencé le tri !

L’installation

Pas de problème pour se garer, il y a de grands parkings herbeux juste à côté du plan d’eau du Canada. Par contre, comme le départ et le parc à vélo sont à l’opposé, il vaut mieux emmener toutes les affaires en une seule fois pour éviter de faire des aller-retours d’une vingtaine de minutes à chaque fois. Le lac est assez grand et l’eau semble propre, ça nous change de Versailles ou Enghien !

Le terrain de jeu du jour, sympa !

Chargés comme des mulets avec nos sacs et les vélos, direction le village de la course pour récupérer les dossards, autocollants et se faire tatouer nos numéros. On avait anticipé et on s’était habillé en short et t-shirt : les bénévoles ont pu facilement écrire nos numéros sur le bras et la jambe gauches. J’ai eu droit à un dessin sur le mollet, Ludo était jalousie, hé hé.




Le parc est installé dans une grande prairie, à 200m de la sortie de l’eau. Nous assistons à la fin du XS  avant d’avoir le droit de rentrer pour installer notre bazar :
– une grande serviette à côté du vélo pour poser les affaires de vélo et CAP et sécher nos petons remplis d’herbes quand on sortira de la natation
– une autre serviette pour nous sécher avant le vélo
les chaussettes
les chaussures de vélo et de running pour Ludo (juste de running pour moi)
le casque ouvert sur la selle avec les lunettes accrochées, prêt à être enfilé
– la ceinture porte-dossard sur un levier de frein
– pour moi, le maillot de vélo ouvert prêt à être enfilé sur l’autre levier de frein (et pour me motiver, j’ai sorti ma Maglia Nera du Giro 2016)


Un coup d’oeil aux stands des autres concurrents et je me dis qu’on est pas mal.On se pose dans l’herbe, pas question de piétiner plus que nécessaire. En plus, il commence à faire bien chaud, autant rester frais.

Autour de nous, des Giant Propel profilés, des Spécialized et autres Scott et parmi ces machine de folie, une flopée de B’twin. Ludo est rassuré mais moi, je ne vois pas trop de biclous à pédales plates comme moi…Punaise, mais personne d’autre ne fait son premier tri aujourd’hui ? Je commence à me poser des questions. C’est quoi la barrière horaire pour le vélo, déjà ?


Michel arrive et s’installe pile en face de nous, c’est cool de le revoir. Autour de nous, énormément de trifonctions de clubs et quasiment tous les non-licenciés hommes sont en Aptonia.


Pas évident de reconnaître son triathlète parmi les bonhommes noir et bleu. Pour Beauvais, au moins, je repèrerai tout de suite mon zigoto avec sa Zerod rouge !


Peu de personnes sont en combi, Michel veut partir sans, pour le gain de temps et parce que l’eau est à 21°C.
Nous hésitons et puis finalement, Ludo et moi enfilons nos combi. Vu notre glisse de parpaing dans l’eau, on prend TOUTES les aides pour survivre à la natation ! Michel suit les conseils de son pote Krystoff et enfile aussi la sienne. Nous suivons le reste de la troupe pour rallier la plage, à quelques centaines de mètres du parc
. Il fait chaud sous les combis, vivement qu’on soit dans l’eau.


La natation

Nous sommes environ 300 pingouins à bonnet vert fluo. Un bon groupe mais ça devrait être moins la cohue que dans la pataugeoire de Versailles. Un petit couloir est réservée aux féminines pour qu’on se fasse moins rouler dessus, du moins au départ.

Un organisateur, dans l’eau jusqu’aux fesses, tient la corde et nous rappelle le parcours :

“- Alors, votre bouée, c’est la première au fond.
Hu hu, 400m en ligne droite, c’est vachement loin en fait !
– Et la seconde…bah, d’ici on la voit pas d’ici mais faudra tourner à droite. De toute façon, si vous continuez, bah, vous ferez 1500 m, comme le M cet aprem. Et puis après, à gauche toute pour revenir au parc. Voilà voilà.”
Pas le temps de gamberger, sans transition, on entend le coup de pétard et c’est la ruée dans la flotte. J’ai juste le temps d’ajuster mes lunettes avant de me jeter dans la baston.


Là, nous avons rapidement assez d’espace pour exprimer nos talents de boxeurs nageurs avec une eau relativement claire et agréable. Mais ça reste du kickboxing sauvage pour avancer: Ludo se ramasse un coup à la tête qui lui fait sauter ses lunettes, il prend l’eau, une de ses lentilles menace de se faire la malle mais il refuse de s’arrêter pour les remettre. Il nagera avec un oeil fermé…
De mon côté, après quelques frottage de côtes, je pars trop à l’extérieur (au moins, je ne suis pas gênée) mais je m’écarte trop de la bonne trajectoire, vais faire un coucou aux canoës qui nous encadrent avant de repartir dans le bon sens. J’arrive à poser ma nage mais je perds du temps, me fatigue pour rien. Je râle. Ça ne se débloquera qu’une fois la première bouée passée, à mi-parcours.

Ludo se prend un nouveau coup dans la tempe avant la sortie de l’eau. Il commence à tituber, voit des papillons partout avant de s’affaler sur une barrière. Un arbitre lui demande si ça va, prêt à l’arrêter pour l’envoyer à l’infirmerie mais Ludo repart en zigzagant. On est pas passé loin du KO.

T1

Je cours tout en enlevant ma combi, déjà concentrée sur le vélo. Dans le parc, j’ai la surprise de trouver Ludo. Je pensais qu’il serait déjà parti, vu ma natation chaotique ! Il tente de me raconter ses aventures aquatiques mais je ne suis pas là pour prendre le thé. On se dit qu’on se retrouvera à l’arrivée pour débriefer tout ça et il part quelques secondes avant moi.
Coup d’oeil à la montre : 823 m (au lieu de 750m…) pour 18’30, je sors dans le dernier tiers, ça commence mal.

Le vélo

Je me fais doubler par une dizaine de concurrents avant de finalement me retrouver avec un groupe de filles et un gars en VTT avec un t-shirt orange. L’avantage du gruppetto est que je ne suis jamais seule, ça m’aide un peu mentalement. J’essaie de ne pas me faire trop distancer par M. VTT mais une longue côte me scotche bien au bitume et fait encore baisser ma moyenne de vélib. Et comme il faut la franchir 2 fois, le chrono prend cher.
Je prends particulièrement mal le fait de lutter à dépasser des VTC. C’est vraiment pas possible, dès la semaine prochaine, je vais aller enchaîner les tours à Longchamp ! Je dois pouvoir rouler plus vite qu’une trotinette, bourdel !


Quand je ne ronchonne pas sous mon casque, je trouve le parcours sympa, avec une première partie casse-patte composée d’une belle bosse et de longs faux-plats vent de face et une seconde partie roulantes comportant deux longues descentes pour se faire plaisir.
Je suis plus à l’aise sur le second tour, ayant mémorisé le parcours lors de la première boucle. Je mouline dans les montées, ça grimpe sans problème. Merci la cassette en 11-32, je passe partout ! Je pense que je pourrais forcer un peu plus mais je crains de le payer sur la course à pied. Mon inexpérience en vélo m’empêche de bien jauger mon effort, ça change complètement de la course à pied !

Loin devant, Ludo pédale, le nez dans le guidon. On pourrait traverser l’autoroute, il ne le remarquerait même pas ! Il double un paquet de cyclistes (28 places gagnées) et essaie de garder un rythme régulier, autour des 30 km/h. Michel est encore plus loin, traçant la route à 34 km/h.

T2

L’emplacement de Ludo est encombré par les affaires d’un concurrent, ce qui le perturbe. Il manque repartir avec ses chaussures de vélo avant de se rendre compte de son erreur, de faire demi-tour pour enfiler ses running. Il fait un lacet sur deux dans la précipitation, oublie sa casquette et sort du parc à toutes jambes. Bref, il est perturbé.
Moi, je me trompe carrément de rangée, doit faire demi-tour avant de trouver mon emplacement. Le parc est rempli, je dois être dans les dernières. Je gare l’enclume contre la barrière et sort en trombe. Au moins, je suis déjà prête pour la course, c’est toujours ça de gagné !

La course à pied

C’est notre discipline donc on ne se pose pas de question et on lâche les chevaux !
Les jambes sont un peu lourdes après le vélo mais on arrive à maintenir une allure correcte (et puis, par rapport à un marathon, ça passe tout seul !). Autour de nous, les visages sont marqués, j’ai l’impression que la course à pied n’est pas l’exercice préféré des concurrents. ça nous arrange, nous doublons des paquets de participants et moi, ça me remonte le moral.
J’arrive sur le circuit juste derrière Ludo, qui entame son second tour (facile à repérer: il est en rouge, avec des chaussures de trail non lacées et il a une posture assez spéciale). On se fait coucou à la séparation des parcours, quand il sprinte vers l’arrivée et que je pars pour mon second tour. Les bénévoles proposent de l’eau à mi-parcours, j’attrape un gobelet pour me le verser sur la tête. Je récupère mon chouchou jaune et j’entame la seconde boucle. Pas mal de spectateurs sont également présents sur le bords du chemin et encouragent les coureurs, ça fait bien plaisir.

Il n’y a plus trop de concurrents en course… Mince, je suis vraiment dans la fin du classement ! Je me dépêche de finir, passe la ligne et retrouve les garçons, qui sont en train de bronzer depuis 30 minutes pour Michel et 15 minutes pour Ludo. Je picore du pain d’épice au ravito et surtout, je bois, car le soleil a tout de même bien tapé (on ramène un bronzage cycliste de toute beauté !).

Michel boucle l’épreuve en 1h15 et finit 22ième général, solide ! ça promet pour la suite (édit : sur le M de Deauville, la semaine suivante, il fera 2h32. Pile le double, belle régularité !). Ludo met 1h26 (110/280), pas mal pour quelqu’un qui ne savait pas nager le crawl le mois dernier! J’en termine en 1h41 (237/280), c’est grosso modo ce que j’avais prévu donc nous sommes satisfaits.

Pour un premier tri, nous avons vraiment adoré : un grand espace pour s’installer, un lac propre, un parcours vélo bien signalé et varié, une course à pied sympa au bord de l’eau et hyper roulante, de nombreux bénévoles motivés et souriants pour nous guider. Cerise sur le gatosport : la météo a été parfaite ! Pour un prix correct, proposant des formats allant du XS au L, dans une ambiance conviviale, à seulement 1h de Paris, le triathlon de Beauvais ne manque pas d’atoûts !

Oui, on recommande le tri de Beauvais !

Le lendemain, nous n’étions pas courbaturés ni trop fatigués, c’est rassurant pour la suite. On sait maintenant ce qu’on doit améliorer (bon, c’est pas compliqué, c’est le vélo ! Et s’orienter en nat, parce que se rajouter 100m, c’est moyen quand même, surtout quand on va se farcir 1500 m…).

Le prochain dossard sera un duathlon pour Ludo le 1er juillet (le Chtriman 111, à Gravelines dans le 59) et un XS pour moi (toujours au Chtriman mais la veille de l’épreuve du Zom, pour pouvoir l’encourager) mais on a surtout en ligne de mire le M de Chantilly (1500 m – 42 km – 10 km) ! On va devoir continuer à s’entraîner si on veut arriver à bout de ce beau morceau sans trop souffrir !  

Allez, je retourne apprivoiser mon vélo !

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