fbpx

Semi de Paris 2014 (CR des Tortues)

201403021_Art 001 - A-gNon, ce ne sont pas les soldes, juste le départ du Semi de Paris 2014. Photo ASO

Le semi Paris 2014, le dimanche où nous avons fait une promenade avec 33 000 autres joggeurs transpirants…

Agoraphobes s’abstenir

Dimanche 2 mars, les Tortues mettent le nez dehors pour aller chercher la ligne 1 du métro. Nous sommes à Bastille et déjà, on remarque qu’aujourd’hui, c’est semi : le faubourg est banderolé, pas de voiture dans la rue et surtout, nous croisons plein de gens sans aucun goût vestimentaire en survêt’ voire  déjà en train de trottiner pour rejoindre Vincennes (les gars ont fait le marathon du coup. Motivés…). Des copains runners, chouette ! Nous suivons le flot de survêtements fluos dans le métro. Encore plus de copains runners ! ça commence à faire beaucoup…

Terminus à Vincennes. Et là, nous réalisons que nous sommes beaucoup, mais vraiment beaucoup à avoir eu l’idée géniale de traverser Paris en courant. L’esplanade est noire – ou plutôt bariolée car le runner aime s’habiller flashy – de sportifs qui s’agitent en tout sens. A 45€ minimun l’inscription, nous nous disons qu’ASO se fait un bénéfice sympa avec tous les coureurs présents (et ce n’est pas la serpillère T-shirt en coton qu’ils nous ont donné à l’inscription qui a dû leur couter cher).

DSC_3279_petit45€ pour ces merveilles, merci ASO !

Nous nous mettons en tenue et tentons de nous approcher de la consigne, où une queue digne des meilleures animations Disney nous attend. Heureusement que nous sommes arrivés en avance ! Enfin, bref, Emilie est entraînée, elle fait les soldes à Paris alors ce n’est pas une queue de 30 minutes pour poser un sac qui va l’effrayer.

Nous nous dirigeons vers nos SAS, 1h50 pour Ludovic et 2H pour Emilie. Cela ne correspond pas vraiment à notre niveau mais comme nous nous sommes inscrits en septembre, avant d’avoir couru Boulbi, nous n’avions aucune référence sur la distance à ce moment…

Nous avons droit à plusieurs sessions d’échauffements et étonnement, personne n’a cogné personne malgré l’entassement des sardines coureurs dans les SAS. C’est bien beau de s’échauffer mais nous ne partons que 40 minutes plus tard, tellement les SAS sont remplis ! Au moins, cela fait passer le temps.

21,1 kms de bouchons

Nous pensons sérieusement à terminer notre grasse matinée quand le speaker annonce enfin les SAS. Youhou, enfin un peu d’action ou…pas. Car il faut attendre que le million de coureurs devant s’élance, or, ils ne peuvent pas courir car il y a déjà tous les autres SAS – oui, les frimeurs en 1h30 et 1h40 :P- qui bouchonnent. Ensuite, il faut éviter les sacs poubelles, bouteilles et vieux pulls abandonnés par terre. Sans parler de joggeurs du dimanche qui se sont incrustés dans le peloton. Les 3 premiers kilomètres se passent à slalomer entre des gens qui ne devraient pas être dans ce SAS ou éviter des cochonneries par terre. C’est franchement pénible.

201309241_20130303ATH1028-gCirculation fluide sur le périph’. Photo ASO

Nous traversons le bois de Vincennes et le peloton se dilue à peine. Pendant 21 kms, nous allons courir collés-serrés avec nos voisins, à faire attention aux allures des uns et des autres pour éviter de se rentrer dedans. Difficile de trouver son rythme.

Emilie, qui n’avaient plus enfilé ses Asics depuis un moment, a des difficultés à se réhabituer et a très vite mal aux tibias. ça change du genou, au moins. Ludovic, qui n’a pas l’habitude de courir avec ses semelles orthopédique, accuse lui aussi le coup. Le manque de préparation et les bobos étant monnaie courante chez nous, cela ne nous perturbe pas outre mesure. Il fait beau, le parcours passe devant notre Starbucks et l’appart, il y a des pom-pom girls, soyons positifs ! L’ambiance sur ce semi est d’ailleurs un des points positifs de la course. Les spectateurs jouent vraiment le jeu et encouragent tous les coureurs qui passent.

Les kilomètres défilent, la soif se fait sentir : les ravitos sont pris d’assaut par la meute, les tables sont presque vides alors que nous sommes dans la première moitié du peloton. Mouais, c’est moyen ASO, dis donc. Une orange, une gorgée d’eau au KM15, une peau de banane dans les pieds des poursuivants et ça repart. La fameuse côte du KM17 arrive. La traitresse fait des victimes dans les rangs, des coureurs commencent à s’arrêter et à s’asseoir sur le bas-côté pour récupérer.

Emilie résiste à l’envie de finir pieds nus pour faire passer la douleur et maintient le rythme tandis que Ludovic jette l’éponge devant. Vincennes est en vue, la délivrance approche, courage  !

Grosse course, gros inconvénients

L’arche d’arrivée est passée, nous arrivons à récupérer une médaille (oui, car tout le monde n’en a pas eu après…) et à nous retrouver dans la foule des coureurs qui passent l’arrivée. Rebelote avec le départ : nous sommes tous entassés sur l’esplanade que nous avions quitté 2h plus tôt. L’attitude de certains au ravito final est lamentable. Sérieux, les mecs, vous n’avez pas à manger chez vous ? Résultat, les tables sont littéralement pillées et les SAS des 2h et plus n’auront rien à grignoter. Ludovic a même haussé le ton face à un coureur qui lui marchait vraiment dessus. Pour une poignée de raisin…Sur le coup, l’esprit fair play et convivial du running s’était fait la malle.

Nous nous extirpons de la masse pour replonger dans la queue de la consigne. Enfin changés et au chaud, nous rejoignons le McDonald’s pour le burger de la victoire. En regardant nos montres, nous réalisons que nous avons mis autant de temps à sortir de l’arrivée et à récupérer nos affaires qu’à courir. Le semi de Paris cumule vraiment tous les inconvénients d’un très gros rassemblements sportif.

20140302_133320Qu’est-ce qu’il faut pas faire pour avoir droit à un Happy Meal !

Côté résultats, Emilie finit en 1h55, soit 4 minutes de mieux que Boulogne. Ludovic, lui, en a terminé en 02h00. Une course à oublier pour lui.

Nous ne sommes pas sûrs de refaire cette course. Déjà à cause du prix, le double des autres semis de la régions et ensuite, le nombre de participants est vraiment handicapant. A aucun moment du parcours nous n’avons été tranquilles ou capable de maintenir notre rythme sur une longue période. Alors, le tracé est certes beaucoup plus sympa que Boulogne mais à nos yeux, cela ne justifie pas tous ces inconvénients !

Bref, Paris isn’t magic pour nous. Rendez-vous en banlieue pour le prochain semi !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *