We run Rome, visite guidée avec Nike

Affiche des 10kms Nike de Rome

A la Saint-Sylvestre, Atleticom et Nike organisent depuis 6 ans, la We Run Rome, l’équivalent de notre Paris Centre Nike. Parfait pour terminer l’année sportive et faire de la place avant d’aborder le réveillon du soir !

En octobre 2016, nous n’avons pas participé au 10 Km Paris Centre organisé par Nike au début du mois pour cause de 100 km la semaine suivante. Donc nous avons décidé d’aller voir de l’autre côté des Alpes comment la We Run se passait chez les spaghetti. L’occasion parfaite de terminer 2016 en beauté en passant les fêtes à Rome. Faites place aux gladiateurs !

L’orga vend modestement la course comme ayant le plus beau parcours du monde : départ au pied des thermes de Caracalla, passage le long du Circus Maximus, on longe le forum romain avant de rejoindre la Rome moderne (Piazza Venezia, la luxueuse via del Corso, la piazza di Spagna, la piazza del Popolo), d’admirer la vue depuis les jardins de la Villa Borghese puis de descendre jusqu’au Colisée. J’avoue, le parcours vend du rêve !

Parcours du 10 kms NIKELe plus beau parcours du monde, et encore, l’organisation est modeste.      

Comme pour le 10 Km de Paris Centre Nike, plus que l’occasion de suer comme un poney pendant 10 bornes, c’est surtout la chance de (re)découvrir les plus beaux coins de la ville sans finir sous une voiture. Sachant qu’à Rome, chaque traversée de route est un suicide compliquée, l’opportunité de galoper sur les pavés de la Ville Eternelle sans risquer sa peau était trop belle pour ne pas la saisir.

Côté administratif, nous nous inscrivons à la 10 km non competitiva, la competitiva étant réservée aux athlètes licenciés. Cela signifie que nous aurons bien notre chrono, notre allure mais pas de classement. Pas grave, on sait qu’on est les meilleurs de toute façon. Pas besoin de certificat médical en Italie, c’est toujours ça de moins à envoyer. L’organisation reverse 5€ au téléthon; bien, nous transpirerons pour une bonne cause.

Nous passons récupérer notre dotation coureur le vendredi 30 dans la soirée. Contrairement au cirque parisien, le retrait se fait discrètement au fond du stade, sous une petite tente. Ici, pas de jeunes hipster habillé en Nike de la tête au pied qui tendent le dossard d’un air blasé, ça fait plaisir. Ce qui fait aussi plaisir, c’est l’écharpe en polaire offerte par le téléthon, le sac Nike et la jolie maglietta technique noire et bleue de 2016 (l’an dernier, c’était orange fluo. J’ai déjà donné avec le semi de Boulbi. Plus jamais cette couleur). Voilà des cadeaux utiles !

Racepack pour les 10 kmsLe pack coureur et ma tenue pour la course. Les petits Francesi débarquent !
Racepack pour les 10 kms rose

La (dés)organisation à l’italienne

Le jour-J, pour ne pas déroger à notre organisation légendaire, nous prévoyons une bonne assiette de pasta avant la course (d’un autre côté, on est en Italie, trouver des pâtes n’est pas exactement difficile). Sauf que…sauf que le serveur a mis 1000 ans a nous amener nos plats et nous nous sommes retrouvé à engloutir 1 kg de bucatini all’amatriciana 50 minutes avant l’heure du départ… Déjà qu’on ne prévoyait pas de faire des étincelles avec notre absence de prépa spécifique,maintenant, on se demande si on va réussir à garder notre repas DANS notre estomac.
Nous nous changeons en 10 minutes à l’hôtel et repartons sans trop oublier de choses importantes. L’échauffement se fait en sprintant courant jusqu’au métro de Termini où nous découvrons que le quai est rempli d’autres coureurs. C’est bon, nous sommes dans les temps. Nous vérifions que nous n’avons rien perdu en route. Un couple papote à côté, je comprends qu’ils parlent de nous (bon, il n’y a pas beaucoup d’autres Francesi et j’ai mon tee-shirt We Run Paris). Nous engageons la discussion, ils me demandent des infos sur la course parisienne, c’est super sympa.

Arrivés au Circo Massimo, nous nous laissons porter par la foule pour trouver le départ. Comme nous arrivons déjà en tenue (short et t-shirt à manches longues, il fait 10°C. Vive le Sud), nous évitons le bazar monstrueux de la case consigne et partons directement nous agglutiner dans le peloton avec les 10 000 autres joggeurs du jour.

500m devant la masse, le petit groupe des athlètes licenciés et autre élites kikourvites, dont nos tricolores Florent Carvalho, Cassandre Beaugrand (qui finiront 3ième en 28’54 » et seconde en 33’12 » avec un nouveau record de France Junior à la clé) et Christelle Daunay pour les têtes que je reconnais. ça ne rigole pas chez eux, ils sont tous concentrés sur leur course.
Derrière, c’est nettement plus fun : déjà, on rentre comme on peut en escaladant les barrières. Ensuite, va trouver ton sas : si les meneurs d’allures sont facilement visibles grâce aux immenses ballons noirs qui flottent au-dessus d’eux, ils sont tous collés ensemble à papoter entre membres du Nike Running Club (à l’exception du 4’30 qui s’est fait dégagé en première ligne). Pour ajouter du challenge, plusieurs pacers Nike perdent leurs ballons…De toute façon, les sas, c’est un concept complètement dépassé, m’voyez.
Bref, c’est organisé à l’italienne : un chaos sans nom mais tout finira par s’arranger. Enfin, plus ou moins. La plupart du temps.

Avé Roma, ceux qui vont courir te saluent !

J’envoie Ludo nous dégager un passage juste derrière le ballon des 5’30. Soit-disant, il ne veut pas aller vite à cause de sa cheville encore fragile ou alors, c’est parce qu’il compte filmer tous les monuments avec son smartphone. Ce touriste ! De mon côté, avec une poignée de séances spécifiques à mon actif, sur un miracle, je peux faire sub 49. J’ai totalement confiance en mes capacités. Je fais mes lacets, me fais piétiner un peu et file des balayettes en représailles. La routine de l’attente, quoi. Ludo admire le ciel bleu, il fait super beau et aucun vent. Le temps parfait. Le drone qui filme manque de se ramasser un ballon lâché par un meneur d’allure. Tout va bien. A côté de nous, j’entends une famille qui discute. La petite a reconnu qu’on était français, du coup, j’engage la conversation. Visiblement, en Italie, on peut participer au 10 K à partir de 14 ans, du coup, ils font la We Run Rome tous les 3. Bravo ! Ils sont amusés qu’on vienne passer nos vacances à Rome ET qu’on y fasse une course. Eux aussi me posent des questions sur le 10 km Paris Centre.

We run Rome au départ
A 14h, les élites partent. Nous…non, visiblement. 14h05, toujours rien. ça commence à râler un peu. 14h10, haaaa, ça bouge. Mais non, faux départ.
14h15, PAN ! Les gladiateurs sont lâchés dans l’arène ! Je suis tranquillement le mouvement, Ludo derrière. On a prévu d’aller à un rythme cool, de regarder le paysa…HO PUNAISE, C’EST PLAT, Y A DE LA PLACE, FORZAAAAA ! Aux orties les bonnes résolutions, j’ai un dossard, c’est une compétition : j’y peux rien, je fonce aussi vite que je peux. Arrivederti Ludo !

Les 2 premiers kilomètres sont effectués au ralenti, ça bouchonne dur et le long faux-plat vers la piazza Venezia n’aide pas. Je zigzague, je perds un temps fou mais je double, le ballon des 5′ dans le viseur. Une fois en haut de la colline, c’est la folie : les trottoirs sont noirs de monde, plein de gamins qui tendent la main en trépignant, ça hurle des encouragements de partout. Ambiance stade de foot, ça donne un bon coup de motivation.

Je double le ballon de 5′ et son armée de poussins jaunes du Nike Club Run de Rome avant la montée vers le Pincio. Les pacers tentent de motiver leurs troupes mais les  protégés commencent être rouges commes des homards cuits. J’avoue que cette côtelette ne se laisse pas faire. Je zappe le ravito, pas le temps sur un 10k. Avanti, avanti ! Autour de moi, j’entends des coureurs dire que c’est la dernière difficulté et pour une fois, je leur fais confiance. Effectivement, de longues descentes se présentent ensuite, j’arrive à relancer et continue de doubler des coureurs. Un coup d’œil à la magnifique perspective de la Trinità dei monti et je maintiens le rythme.

Ludo aux 10kms de ROME

Les trottoirs sont toujours aussi bondés de spectateurs, je tape dans les petites mains qui dépassent, tant pis pour le chrono, ça leur fait plaisir. Je manque m’étaler sur la laisse d’un chien et réalise qu’en fait, il fait la course avec son maître. Normal. Je commence à reconnaître le coin. On passe sous un tunnel, où bien sûr, nous hurlons le plus fort possible pour tester l’écho. Je suis à l’aise, pas de coup de moins bien aux 2/3 de la course donc je me dis que le pire peut surgir à tout moment. Comme mes pâtes qui décident de se rappeler à mon bon souvenir à partir du 8ième km. Dai, dai, plus que 2 bornes, encore un petit effort !

Je me concentre sur les pavés défoncés de la route pour oublier la rebellion digestive. Le 9ième km arrive, le plus beau, avec le Colisée en pleine lucarne. Nous en faisons le tour avant d’entamer la dernière descente avant l’arrivée. J’admire le Colisée, essaie de ne pas perdre une cheville dans les pavés et oublie complètement de sprinter.

Mimi aux 10kms ROME
Je passe la ligne en…47’53« . Hu, hu, ce n’est pas mon meilleur chrono mais c’est mieux que ce que j’espérais ! Ludo boucle sa course en 52’12 » mais monsieur s’est arrêté pour filmer et jouer avec son téléphone avant de comprendre qu’il fallait courir donc son chrono n’est pas…très représentatif.

Selfie à l'arrivée des 10kms de ROMEOn est venu, on a vu, on a couru Rome

Seuls points négatifs de la course, pas de médaille pour récompenser nos valeureux efforts et nous n’avons droit à seulement une pomme et une bouteille d’eau. Pas de ravito final ni de boisson sucrée, c’est un peu juste. Allez Atleticom et Nike, un petit effort pour rendre cette course parfaite !

Petit moment sympa : nous quittons la zone d’arrivée quand je repère deux coureurs à 100m de la ligne : la petite fille et son papa du départ ! Ils nous ont vu également, j’agite la main et les encourage. Ils finissent en 1h environ, ravi de leur course 🙂

Nous remontons tranquillement vers le Colisée pour profiter de la rue piétonnisée , encourageant les derniers et profitant du soleil. Cette jolie balade romaine aura été une très belle découverte.

Les deniers de la course NIKEUn tour en Tesla et c’est fini !Les voitures TESLA qui terminent

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