Débuter le vélo de route

Un débutant montant le côte à vélo
Depuis cet été, j’ai un nouveau moyen de transport : le vélo ! Quatre mois de pédalage plus tard, voici mon retour d’expérience de grand débutant dans le monde mystérieux du cyclisme sur route.
Jusqu’à présent, le vélo se limitait à un peu de VTT (bon, ok, j’en fais une fois par an mais ça dure pendant 24 H à Cergy) et c’est tout. Je n’avais jamais fait de route. Pourtant, le cyclisme est un sport avec zéro impact : parfait pour se reposer de la course à pied et soulager les articulations (Enfin, sauf pour Mimi qui ponce le bitume dès qu’elle monte sur un vélo…) et qui offre l’occasion de découvrir énormément de nouveaux paysages en quelques tours de roue. Bonus, on va plus vite qu’en course à pied ! Théoriquement, le cyclisme a tout pour me plaire.

Sauf que je réalise très vite que contrairement au jogging, on ne peut pas se mettre au vélo en prenant le premier deux roues qui traîne au garage. Avant de se tortiller gaiement en danseuse dans les côtes, un minimum de préparation est nécessaire. Concrètement, de quoi ai-je eu besoin quand je me suis mis à pédaler ?

un nouveau cyclisteC’est bon, il y a deux roues, c’est donc bien un vélo.

Pour rouler, il faut un vélo…

Les 300 premiers kms, j’ai utilisé le vélo restauré Terrot de 1963 par Mimi mais j’ai eu quelques soucis : seulement 4 vitesses à l’arrière, je peinais comme un âne dans les côtes raides de Marly; le vélo pesait plus lourd qu’un sumo et surtout, je me suis aperçu en le mesurant qu’il était trop grand pour moi donc ça commençait à m’abîmer le genou ! Pire, je me faisais semer par mes collègues.

Pas le choix, il me fallait un nouveau vélo, à ma taille, pour continuer à pédaler en paix et rivaliser avec Froome (au moins dans ma tête).

Restauration d'un vélo Terrot de 1963

A la retraite, le vieux vélo vintage ! 

… A la bonne taille

J’ai sorti le mètre et nous avons mesuré ma hauteur d’entrejambe pour connaitre la taille du cadre qu’il me faudrait. La formule a appliquer est :
Hauteur de cadre = entrejambe x 0.65

Pour moi, ça donne : 80 cm d’entrejambe (pour 1m73) donc un cadre de 52 cm.
La hauteur du cadre (H dans le schéma ci-dessous) se mesure de l’axe du pédalier jusqu’en haut tube de selle. La longueur du cadre (L) correspond environ à la hauteur + 1 cm.

choisir un vélo à sa taille

Une fois mes mesures prises, nous nous sommes retrouvés à écumer les petites annonces sur Troc velo ainsi que les sites des boutiques du coin pour trouver la perle rare. Bon, à moins de 1200€, les modèles ne faisaient pas rêver. Première découverte, le vélo sur route coûte un bras ET un rein pour avoir un cadre et un groupe correct (leviers de frein, pédalier, cassette et dérailleurs). ça fait mal au porte-feuille, ce sport ! Pourtant, un vélo capable de me suivre pendant quelques années et qui ne demande pas d’hypothéquer la maison, ça doit bien exister, non ??

… Qui coûte moins de 1000 € ?

Mimi s’est souvenu d’un vélo Décathlon plutôt sympa qui correspondrait à mes envies. Coup de bol, le modèle en question est en promotion et il en reste un à ma taille dans notre magasin. Voilà, la preuve que je ne peux pas lutter face au destin, il fallait que je prenne ce vélo ! Certes, les Btwin souffrent d’une mauvaise image dans les pelotons, c’est vrai qu’ils ont un peu moins de style qu’un Specialized ou un Giant mais ils ont selon moi le meilleur rapport qualité/prix du marché.

Mon avis sur l’Ultra 700 AF

Mon nouveau vélo Ultra 700 AF possède un cadre alu et fourche carbone,  dérailleurs avant / arrière et des freins en Shimano 105 et ne pèse que 8,9 kg, tout ça pour 900 €. Neuf. Que demander de plus ?
Plus tard, quand les cuisses auront poussé un peu, je pourrai toujours changer les roues pour alléger la bête et gagner en performance. Ce vélo est une bonne base pour progresser tout en se faisant plaisir.

Un vélo pour débutant

Pression des pneus : pas plus d’un gros Phinéas par roue. 

Comment je vais enfumer tous les collègues sur la Paris-Versailles, hé hé ! A moi les trajets à 40 km/h sans effort !

Pour le moment, je n’utilise pas de pédales auto, j’ai fait monter des pédales mixtes avec des cales-pieds pour pouvoir utiliser mes chaussures de ville sur le vélo quand je vélotafe. Les chaussures avec les cales sont prévues d’ici la fin de l’année (genre…Noël ? Petit message subliminal :D) pour améliorer mon pédalage.

J’ai très vite changé les pneus d’origine, des Hutchinson Equinox 2, pour d’autres plus résistants et avec un meilleur grip sur route humide, des Vittoria Rubino Pro. Hormis cette petite amélioration, je n’ai pas touché au vélo depuis son achat. Mon 700 AF se porte à merveille !

Sapé comme jamais

En vélo, on ne peut pas partir le nez au vent en tongs, short et marcel et espérer boucler sa sortie sans souci. Sauf si vous allez chercher le pain au bout de la rue, vous allez vite avoir froid, mal au popotin, soif, vous perdre et finir en larme au milieu des champs. Dans le meilleur des cas.

Pour pédaler confortablement et élégamment, il vaut mieux équiper le vélo et le bonhomme (je vous avais prévenu que ce sport est un gouffre financier…).

Débuter en vélo de route
Un vélo équipé :
– pour rouler sur route sans risquer votre peau, soyez visible ! Pour moi, l’éclairage avant et arrière sont obligatoires. Entre les voitures, les deux roues et les livreurs vélo hystériques qui peuplent les villes, je veux absolument être visible.
– une sacoche de selle Zéfal pour embarquer une chambre à air de secours, un kit anti-crevaison et du petit outillage pour réparer ma draisienne.
– un support de smartphone pour afficher le trajet et ne pas (trop) se perdre.
– deux bidons pour faire face à la chaleur et s’hydrater quand on fait des sorties longues avec les collègues.

Un cycliste trop stylé :
cuissard de vélo obligatoire pour soulager mon délicat postérieur.
– un maillot de vélo ou à défaut un t-shirt technique (j’en ai une armoire pleine grâce aux courses) .
– un veste de vélo parce que le matin ou le soir, il fait frisquet ma bonne dame.
– un tour de cou épais et/ou ma cagoule de braqueur pour ne pas finir congelé l’hiver.
– une paire de gants pour le confort et se protéger en cas de chute.
– un casque pour conserver mes neurones intacts.
– des lunettes de vélo pour se protéger les yeux du vent, des poussières, du soleil et avoir trop la classe.
– un sac pour emporter un coupe-vent en cas de pluie ainsi qu’une batterie de recharge pour mon portable, des gels ou de la compote pour reprendre des forces durant une sortie.

Un débutant qui attache son casque de protection

Se protéger avec des gants pour cyclisme

Mimi m’a offert une tenue complète Ekoï pour cet hiver sinon, Décathlon fait des pièces bien pensées, pratiques et d’un prix correct pour s’équiper.

Habillement pour faire du vélo

Easy rider

Maintenant que je suis posé comme un prince sur mon fier destrier d’alu, c’est par où qu’on va ?

La première fois, j’ai fait confiance à Google Maps, qui a tenté de faire traverser des impasses ou couper à travers champs. Moyen.

Mes collègues m’ont ensuite recommandé Géovélo, une application conçue pour calculer son itinéraire vélo et découvrir d’autres balades. Et là, pour le coup, l’application me fait prioritairement passer par les pistes cyclables pour éviter le trafic et les feux rouges. Le top ! J’utilise aussi oruxmaps pour lire les tracés gpx que je récupère sur Openrunner (un site parfait pour découvrir de nouveaux coins où rouler).

Parcours sur Strava

Un exemple de balade sympa du dimanche : 80 km et 800 m de D+.
Dénivelé d'une sortie à vélo avec Strava

J’ai commencé à pédaler durant la période idéale pour découvrir la discipline, c’est à dire mi-août quand tous les franciliens sont partis bouchonner loin loin sur la route des vacances et qu’il fait beau. Paris est déserte et mon 1er trajet aller s’effectue en 1h35 avec le vieux Terrot. Je suis extrêmement fier de moi (et encore, je reste modeste). Mes collègues me prennent pour un dingue mais je ne laisse pas ces rabat-joie saper mon moral de vainqueur. Je me suis perdu au retour et j’ai crevé un pneu mais bon, ce n’est qu’un détail.

Acheté en septembre, mon Alur comptabilise 1000 km, ce qui me fait des semaines à environ 125 km. Et hormis une belle gamelle sur route humide (c’est bon, j’ai le combo genou-coude couvert de cicatrices, je suis un vrai cyclo 😀 ), je n’ai pas rencontré de problème. Pourvu que ça dure !

Un cycliste en montée

Et pour la suite ?

Paris – Roubaix ! Le Ventoux ! Le Tourmalet !

Je plaisante mais nous avons déjà commencé à regarder les cyclosportives qui existent : challenge Grand Trophée, Etape du Tour, Gran Fondo du Ventoux, le choix est vaste. Mimi change de couleur dès que j’en parle et elle n’a que son Gitane vintage pour rouler donc on va peut-être attendre un peu avant d’aller défier des dingues épilés sur des côtes à 15 %.
Ou pas.
😀

Un cyclisme en descente

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