Roulez jeunesse : restauration d’un vieux vélo

Un vieux vélo à restaurer

A l’occasion d’une descente en Charente, nous en avons profité pour remonter le vieux vélo du père de Ludo, un Terrot rouge. Autant j’étais pour que Ludo se mette au vélotaf, autant pédaler avec…ça, c’était de l’inconscience hors de question. Un peu de bricolage s’imposait pour redonner vie au biclou grâce à cette restauration.

Comme vous le savez, le VTT et moi, c’est une histoire fracassante. Il suffit que je m’approche d’un de ces engins diaboliques pour que je ramène de nouvelles cicatrices, donc eux et moi, on évite les contacts. Question de survie. Mais là, il s’agissait 1) d’un vélo de route et surtout 2) ce n’était pas pour moi. Le Terrot a échappé à la déchetterie.

Alors, ok, on est en plein dans la mode des vélos urbains, faire du sport, c’est bien, c’est écolo, ça rend les bébés pandas heureux mais le machin rouge face à moi ressemblait plus à une épave qu’à un fier destrier vintage de hipster.

La guidoline en coton se faisait la malle, les patins de freins s’effritaient, la direction était grippée, les chromes mangés de rouille et la roue arrière, voilée, se gondolait de rire. Franchement, ce vélo était laid à faire pleurer un bébé. Ce n’était pas avec cet engin qu’on allait gagner un concours d’élégance à l’Anjou Velo Vintage !

Après un examen plus en détail, le vélo n’est pas abîmé mais un peu de boulot va être nécessaire pour le remettre en état (et affronter une soixantaine de km par sortie sans semer des pièces détachées sur la chaussée).

La preuve en image du chantier qui m’attendait, graisse vintage garantie :

Le vélo avant la restaurationLa peinture s’écaille rien qu’en la touchant, la visserie tient grâce à la rouille. Il va falloir frotter pour nettoyer tout ça.
Patins de freins à restaurerLes freins MAFAC Dural Forge à tirage central d’origine.
Guidoline de vélo à réparerVu leur état, les patins sont peut-être eux aussi d’origine !

Patin de freins à réparer

Fouille des internets pour faire connaissance

Monter un meuble IKEA me file des sueurs froides donc démonter et remonter un vélo, c’était l’angoisse. Remonter un vélo avec Ludo qui trépigne d’impatience pour l’exploser le tester, encore plus de pression. Et sur un meuble IKEA, au moins, il y a une notice. Là, j’avais rien du tout pour me guider dans mon chantier. Une petite recherche sur le net pour en savoir plus sur le monde de la pédale s’imposait.
Mes vastes connaissances cyclistes m’ont permis de savoir qu’il s’agissait d’un Terrot. Rouge. Avec un cadre allégé Peugeot (je sais, mon pouvoir de déduction est impressionnant).
Logo TERROT sur un cadre de vélo

D’après les archives familiales (le papa de Ludo, quoi), ce vélo a été récupéré tel quel au début des années 90 et a ensuite servi à faire des balades dans la campagne.

Alors, bon, je n’y connais rien là-dedans, mais déjà la présence de pattes sur la fourche et les haubans m’indiquent que ce Terrot devait posséder une paire de garde-boues et une dynamo. Ce n’est donc pas un vélo de course mais plutôt une randonneuse et il est probable que les roues étaient des 650 et non les 700 montées actuellement. Pareil pour les pneus : du 23 là-dessus ? Comment ça peut tenir sur ces jantes ? Il faudrait au moins du 25C…  Le biclou a donc été un peu bricolé avant d’arriver entre nos mains. Les internets me renseignent sur le look d’origine du biclou, un peu éloigné de son état actuel :

Cycles TERROT 04A l’origine, le Terrot devait ressembler au Peugeot ci-dessus (photo de http://forum.tontonvelo.com/).
Vieux vélo à restaurer

Bon, je vois globalement à quoi ressemble l’engin. Passons à la période, maintenant. De quand date l’ancêtre ? Au minimum des années 80 mais les freins et le cadre me donnent l’impression d’être plus âgés que ça.
Les internets m’apprennent que la marque Terrot a été acheté par Peugeot en 1958 et a produit des vélos jusque dans les années 70. Et boum, au minimum 10 ans de plus dans les rayons du vélo ! Je continue de chercher et grâce au numéro de série sur la patte arrière, les membres d’un forum de passionnés de tontonvelo.com m’apprennent que le Terrot date de 1963, du moins en ce qui concerne le cadre et le système de frein. Le pédalier et les dérailleurs sont plus récents (j’ai collé mon œil dessus, je confirme que ces pièces sont en meilleur état que le reste du vélo. Sur les manettes de dérailleur, le collier d’attache est toujours le Simplex d’origine mais le reste est du Sachs-Huret). La potence est elle aussi plus récente que le cadre.

Leviers de dérailleurs avant et arrièreCollier d’origine Simplex avec leviers de vitesses et dérailleurs Sachs-Huret. C’est dépareillé, tout ça !

Donc voilà, le rouillé est un presque sexagénaire qui a bien bourlingué. Y a pas intérêt à perdre des pièces, trouver des équivalences risque d’être compliqué sur ce vieux truc !

Démontage complet, sans rien perdre, le challenge !

Avant de commencer à penser customisation et accessoire pour rajeunir le papi, un démontage complet est nécessaire pour vérifier l’état des pièces. C’est le moment de sortir les clés allen et la collection de pinces plates ! C’est sale, ça colle et ça me rappelle pourquoi je n’aime pas trop bricoler. Je ne pensais pas qu’on pouvait utiliser autant de tailles de boulons différentes sur un vélo ! Certaines pièces se démontent facilement, comme la selle et les dérailleurs, installés plus récemment. Pour les éléments d’origine, comme les leviers de frein, le cintre et la potence (pas d’origine mais pas exactement à la bonne taille), c’est une autre paire de manches, j’ai dû faire appel aux petits bras musclés de Ludo. Quand à la fourche avant… Après de longues minutes d’acharnement à tirer comme des bœufs, nous avons réussi à la démonter et à récupérer toutes les billes (il n’y avait plus une trace de graisse dans la direction, tu m’étonnes que c’était grippé).

Au final, je ne laisse que le pédalier, les manivelles et les pédales sur le cadre. Déjà, parce que je n’ai pas les outils pour le démonter et ensuite, parce qu’il n’a pas de jeu. Si tout fonctionne correctement, autant le laisser. Le démontage complet permet de jeter un œil dans les tubes, de tomber sur des araignées mais je ne vois pas de rouille à enlever. Bonne nouvelle !

Durant tout le démontage, je prends en photo les éléments pour pouvoir les remonter correctement ensuite et je range les différentes parties dans des petites boites ou sacs plastiques (les éléments du dérailleur avant ensemble, idem pour chaque étrier et les billes).

Nettoyage et petites astuces

Dans un premier temps, je lave tout à l’eau savonneuse et à l’éponge pour enlever la majorité de la crasse vintage. Les petits éléments métalliques en dural et acier comme les leviers, étriers, dérailleurs avant et arrière ainsi que la potence et toute la visserie sont ensuite plongés dans un bain de vinaigre d’alcool blanc pendant une nuit au minimum pour enlever la rouille. Ma tendre moitié s’est plainte de l’odeur (j’avoue, le matin, fallait avoir le cœur accroché) mais le vinaigre blanc est juste magique pour supprimer les points de rouille. En plus, ça ne coûte rien, autant ne pas se priver ! Chéri, tu souffres, mais c’est pour la bonne cause !

Outils pour restaurer un vélo

Dérouillage au vinaigre, nettoyage en profondeur à la laine de fer 000 puis lustrage au rénovateur métaux.

Pour les éléments les plus rouillés, comme les boulons, un second bain de vinaigre a été nécessaire pour les nettoyer. Ludo a passé un jour de plus dans la douce odeur du vinaigre. Il a adoré.

Donc, maintenant, plus de rouille mais ça ne brille pas. Et ça pue, en plus.  Pour faire briller tout ça, il va falloir frotter tous les éléments avec de la laine de fer 000. Sous toutes les coutures. Et recommencer pour enlever toutes les traces de graisse ou de rouille restantes. Rinçage à l’eau pour enlever les poussières de la laine d’acier puis polish avec du rénovateur à métaux Starwax. Et là…ça étincelle de mille feux ! Au minimum 😀 Idem pour les roues, je les ai savonnées, passées à la laine de fer puis frottées avec le chat qui trainait au polish.
Différence entre avant et après la restauration du vieux vélo

Jantes restaurées pour le vélo

Pour l’ensemble pédalier/manivelles/pédales, j’ai d’abord frotté à la grosse brosse métallique pour enlever la graisse noire bien collante avant de tout savonner, frotter et passer au polish. Beauté.

Peinture ou pas peinture ?

La peinture rouge d’origine est sérieusement écaillée et s’envole au toucher sur la fourche. Mais les filets dorés faits main et les autocollants du cadre sont toujours visibles et dans un état raisonnable. Vaut-il mieux conserver la peinture d’origine (enfin, ce qu’il en reste) et l’histoire du vélo ou partir sur une nouvelle peinture propre et uniforme ? Garder le vélo dans son jus ou repartir sur une nouvelle base ? Pour des raisons économiques historiques et artistiques, j’ai décidé de conserver le Terrot en l’état. En plus de préserver la patine, les vélos de cette marque ne courent pas les rues donc, autant garder la déco d’origine.

Le cadre a uniquement été savonné puis pulvérisé avec un antirouille transparent de type rustol, qui sert de vernis protecteur. Petite précaution : le rustol, ça colle (amis poète, bonjour !), laissez bien sécher avant de manipuler. Et le rustol a tendance à jaunir. Donc, pour un vieux vélo tout pété, ce n’est pas dérangeant mais attention quand on recouvre des éléments métalliques de couleur claire.

Du shopping pour se faire une beauté

Un petit tour en magasin et sur Internet pour mettre à jour les équipements :

Chez Wiggle :

  • leviers de frein TEKTRO (le site les montre en noir mais ils sont argentés) : les Mafacs fonctionnent toujours mais je n’ai pas trouvé de cocottes. Pas vintage, mais ces nouveaux leviers sont bien plus agréables et précis
  • selle Charge Spoon noire : pas envie d’investir tout de suite dans une Brooks en cuir qui se fera vandaliser à Paname, donc cette petite Charge convient très bien et « coursifie » le vélo. Pas eu de réclamation de la part de Ludo, son postérieur apprécie donc
  • câle-pieds chromé et sangle en cuir noire Wellgo : pour pédaler plus efficacement et se casser la figure avec style

Chez Alltricks :

Chez Décathlon :

Et j’ai piqué dans les placards de mon motard:

  • WD40 pour graisser les gaines
  • graisse marine pour la direction, les billes et la tige de selle ainsi que les moyeux des roues
  • graisse de chaîne : y a marqué « chaîne », ça fera l’affaire

Et on remonte le puzzle

Là, ce n’est clairement pas ma partie préféré. Tous ces câbles, urgh..! Du coup, j’ai embarqué Ludo dans ma galère pour qu’il m’aide à tirer tout ça au clair.
Par miracle, les chats n’ont pas joué avec les billes (la guidoline et les cale-pieds en cuir, c’était mieux) et je n’ai perdu aucun boulon. Le vélo a repris forme. Grâce aux photos, on s’est rendu compte que j’avais remonté le dérailleur arrière à l’envers : la preuve que les photos étaient nécessaires.

Dévoiler la roue arrière, la centrer et caler les patins de freins nous a également occupé un petit moment (non, en fait, on aimait juste regarder la roue tourner…). Au total, le remontage du vélo nous a pris une après-midi.

Place aux photos de vélo tout beau tout propre :

Vieux vélo avant puis après la restauration
Vieux vélo tout restauré
Leviers de dérailleurs nettoyés   Câles-pieds du vélo vintage Jante bien nettoyéeMoyeux Atom et serrage papillon tout sauf rapide.

Vieux vélo Terrot restauré
Et voilà, prêt à repartir avaler les kilomètres !

Bon, les gens normaux font un petit tour autour de leur maison pour vérifier que tout a bien été resserré et que la selle et la potence sont bien réglés. Ludo, il a fait 70 km dans la journée. 35 aller et autant au retour. Au moins, il a eu le temps de réaliser que les câbles du dérailleur arrière n’était pas assez tendus et qu’il ne pouvait pas passer toutes les vitesses !
Un petit retour par la case atelier a résolu le souci.

Ludo a refait un aller-retour vélotaf puis une journée de 86 km (33 km le matin puis 53 le soir) sans autre souci que de rentrer couvert de boue. Côté équipement, nous avons ajouté une belle sonnette de style rétro ainsi que des éclairages pour la sécurité. Une sacoche va bientôt arriver sous la selle pour ranger le petit outillage et la chambre à air de secours. Les pneus en 23C vont être changés au profit d’une paire en 25C pour plus de confort (et surtout plus de durabilité).

Je lui dis qu’il y a de beaux triathlons dans la régions ? 😀

10 pensées sur “Roulez jeunesse : restauration d’un vieux vélo

  • 3 avril 2017 à 12 h 30 min
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    Bonjour,

    c’est top, je comptais justement retaper le vieux vélo peugeot trouvé dans le garage de beau papa et je suis tombé sur votre site.
    Ca fait un moment que je comptais m’y mettre mais je n’ai encore pas osé me lancer n’étant pas un grand bricoleur…
    Votre page m’a motivé, je vais me lancer!
    Merci!!

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    • 4 avril 2017 à 9 h 46 min
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      Bonjour Olivier,

      Merci pour votre commentaire !
      Je ne suis pas une grande bricoleuse non plus, mais mis à part pour bien tendre les câbles et enlever les pièces coincées où j’ai eu besoin d’aide, démonter et remonter un vélo est assez simple 🙂 Il faut éviter de perdre les petits boulons, vis, ne pas tout mélanger et ne pas hésiter à prendre plein de photos pour se souvenir comment étaient placés les différents éléments (ça aide ensuite lors du remontage).
      Bon bricolage !
      N’hésitez pas à repasser pour nous montrer votre Peugeot 🙂

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  • 16 avril 2017 à 13 h 42 min
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    Bonjour,
    Suite à la réception de votre message sur mon site personnel, je suis venu visiter le vôtre. Félicitations pour le désir de restaurer ce vélo TERROT. Son état (pas abîmé) le méritait bien ! Je vais me permettre d’écrire quelques petits commentaires, à seule de paufiner cette belle restauration :
    1. ce vélo est un demi-course donc d’origine en 700C et non une randonneuse (vélo artisanal) ou un routier (vélo de série) en 650B. Pourquoi ? Tout simplement parce que les mâchoires des freins seraient trop courtes pour être montées sur un vélo en 650B, dont les jantes sont d’une dimension réduites par rapport aux 700C. Les patins n’atteindraient pas la jante mais toucheraient sur les flancs des pneus ! ! Traditionnellement sur un demi-course les pneus qui conviennent le mieux sont les 700C X 28 mm. très efficaces et moins fragiles, surtout en ville pour monter sur les trottoirs.
    2. L’une des dernières photos montrent, en gros plan, les deux manettes de dérailleur : rien à dire sur celle de gauche, mais celle de droite (qui commande le dérailleur arrière) est montée à l’envers. Elle doit être symétrique par rapport à celle de gauche. Sinon la partie haute de la manette (partie plus large) passe trop près du tube diagonal, et doit être dirigée à droite pour la manette droite et à gauche (comme vous l’avez bien fait) pour la manette gauche. Je ne sais pas si c’est clair ?
    3. dernier petit détail concernant la courroie de cale-pied en photo. Telle qu’elle est (sur la photo) il est impossible de serrer la courroie, ni de la desserrer. L’extrémité de la courroie ne doit pas être repliée dans le petit anneau, mais laissée libre pour pouvoir tirer dessus (pour serrer) ou pour la desserrer. Là aussi je ne sais pas si mon explication est claire !
    Bonnes balades en vélo !
    Loïc49 pour http://mesrandonneesavelo.e-monsite.com/

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    • 18 avril 2017 à 13 h 42 min
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      Merci Loïc pour ce retour détaillé ! Cela nous fait plaisir que vous ayez pris le temps de nous lire et de nous répondre 🙂
      Pour le remontage du vélo, comme c’était la première fois, nous nous sommes un peu emmêlés les pinceaux aux niveaux des manettes, merci pour la précision !
      Vos explications sont très claires, pour l’extrémité de la courroie, je l’avais rentrée pour les photos et ne pas la laisser traîner dans la poussière. C’est vrai que comme ça, on ne peut pas du tout ajuster le lien 🙂

      Bonne route !

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  • 16 mai 2017 à 7 h 03 min
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    Salut,

    Beau boulot ! J’ai le même modèle en Peugeot que je restaure également, et j’ai un pignon qui est fêlé, quelqu’un saurais me dire où est ce que je peux trouver les pignons 5 vitesses compatible avec ce vélo ?

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    • 16 mai 2017 à 13 h 43 min
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      Salut Simon et merci pour ton commentaire 🙂

      Oui, Peugeot ayant racheté Terrot à la fin des années 50, certains modèles sont très proches. Pour le pignon fêlé, il me semble qu’on trouve des cassettes 5 vitesses sur le site du cyclo.com. ou même Décathlon (à 10€). Sinon, tu peux peut-être aller faire un tour chez un réparateur vélo ou un atelier solidaire et leur demander s’ils n’ont pas ce type de pièce en stock.

      Bonne restauration !

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  • 27 juin 2017 à 15 h 58 min
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    Salut ! Super boulot! Je suis entrain d’en retaper un aussi (un vieux Gitane) et j’ai une petite question : Comment as-tu fait pour tremper les roues dans le vinaigre ? Tu as tout mis dans une grande bassine ou simplement asperger dessus ?)

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    • 5 juillet 2017 à 7 h 52 min
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      Salut,
      Merci pour le commentaire! Ha, j’ai un Gitane également : un Record de 1986. Je roule toujours avec et il a encore presque tout son équipement d’origine 🙂 Et le tien, c’est quel modèle ?
      Pour nettoyer les roues, le plus simple est effectivement de pulvériser du vinaigre dessus, en utilisant une ancienne bouteille de spray ménager par exemple puis de nettoyer avec une éponge ou un chiffon humide.
      Pour les pièces plus petites (leviers de frein, moyeux, visserie…), là, tu peux les mettre à tremper dans une petite bassine pour les nettoyer en profondeur.

      Bon nettoyage !

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  • 8 août 2017 à 22 h 59 min
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    Bonsoir !
    Grand merci de partager ton expérience de la sorte, et ce, avec humour ! C’est à la fois enrichissant et motivant pour accomplir la restauration de ma nouvelle et fidèle (je l’espère) monture. une modeste acquisition d’un demi-course breton d’un âge et état quasi similaire à en croire vos photos.
    J’avance toutefois très prudemment (je songerais d’ailleurs aux photos aide-mémoire !!!) et devant me restreindre à une restauration à moindre frais, j’espère ne changer que le minimum, câbles/gaine/guidoline.
    Puis-je te demander comment vous avez spécifiquement oeuvré sur la transmission ? J’ai en l’occurence démonter, décrasser ses freins mafac avec un bain dans du gasoil et de répétés coups de brosse à dents (je prends note de l’usage du vinaigre en tout cas !!!) mais puis-je/est-ce recommandé, de démonter ses dérailleurs et ses divers colliers (vitesses/passe-câbles, etc… et de les faire tremper de la sorte ?
    Vous remerciant pour vos conseils passés et futurs 😉

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    • 30 août 2017 à 10 h 59 min
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      Hello Stéphane,

      Merci pour ton commentaire ! Oui, n’hésite pas à ne changer que le minimum au début pour t’assurer que le vélo est à ta taille et adapté à tes besoins avant d’investir davantage 🙂 Parce que dès que tu commences à vouloir modifier une pièce, c’est le début de la fin (ooooh, si je changeais la guidoline pour l’assortir à la selle ? Et une nouvelle sonnette ? Et de nouveaux pneus encore plus résistants ? Bref, les occasions de sortir la CB ne manquent pas 😉 )
      Pour la transmission, les dérailleurs étaient recouverts de graisses et de poussière donc j’avais tout nettoyé pour vérifier leur état (au final, les ressorts étaient en bon état, comme les galets). Idem pour les colliers et diverses attaches, un bon nettoyage m’avait permis d’enlever les saletés et vérifier que ce n’était pas rouillé.
      Tu peux tout nettoyer, ça te permettra de faire un état des lieux complets de ton deux roues, il faut juste faire attention aux vieux plastiques, qui supportent pas très bien l’immersion prolongée dans du vinaigre.

      Bon bricolage, n’hésite pas à poster une photo de ton destrier 🙂

      Répondre

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