Semi de Rueil-Malmaison 2016 : dans la cour des Lions

Tortues-runners au semi-marathon de Rueil-Malmaison

Après une édition 2015 qui nous avait réussi, nous sommes donc revenus visiter Rueil-Malmaison pour le Semi des Lions et faire rugir le chrono.
Contrairement à l’an dernier, le soleil a pointé son nez , nous avons couru avec des gens que nous connaissons et on s’est un peu entraîné avant, cette fois. Petit détail.

Une organisation bien rôdée

Cette année, nous avons réalisé que Rueil n’est qu’à 30 minutes de la maison et qu’il n’est donc pas nécessaire de partir à l’aube pour récupérer les dossards. C’est toujours appréciable un dimanche matin !

Nous trouvons facilement une place, le départ se faisant dans la zone industrielle. Les épingles à nourrice sont bien rangées dans le sac, les chaussettes assorties aux chaussures, c’est certain, ce matin, on va exploser le chrono.

Le rituel pré-course s’effectue sans accroche : retrait des dossards en quelques minutes auprès de bénévoles souriants, contre-soirée dans les toilettes avec toutes les féminines pour ne pas changer et installation de notre couverture près des buts de hand-ball en attendant le départ à 10h.

Les coureurs avant la course dans le gymnase
Plein de gens matinaux

Alors, en vrai, t’es comme ça ?

Sur Instagram, j’avais découvert que Daniel, alias Danrunparis, participait également au semi. Après l’avoir raté sur les Foulées du 8 ième fin janvier (d’un autre côté, vu mon état souffreteux, je ne me souviens plus trop de cette course…), c’était l’occasion de se rencontrer en chair et en running. Et en vrai, Daniel est super sympa malgré son irritante facilité à gagner des dossards à tous les jeux concours. Mais comme il a le bon goût de vouloir courir avec moi, il est tout pardonné.

Daniel est accompagné de Joanna, que je connais un peu moins mais qui a bravé le marathon du Mont Saint-Michel sous le déluge : respect éternel. Nous discutons course à pied, chrono, entraînement, réseaux sociaux. Globalement, nos objectifs de temps sont les mêmes car Joanna et Daniel sont en pleine prépa pour le marathon de Paris. Surtout, Daniel a couru le Semi de Paris la semaine précédente : aujourd’hui, le but n’est donc pas d’enflammer le bitume. Mais c’est bien connu : les bonnes résolutions disparaissent dès qu’on passe l’arche avec les copains coureurs.

Le temps défile, les coureurs du 10 Km décampent à 9h30 pour tâter le terrain avant nous. A 9h45, nous sortons pour nous échauffer. Talons-fesses, montées de genoux, le sérieux de Ludo fait plaisir à voir. La vieille Garmin 305 qui n’accroche pas le signal GPS ne fait pas plaisir (j’ai bien fait de passer cette montre à Ludo, hé hé). Petite photo d’avant course tant que nous sommes présentables et hop, nous partons écraser des pieds pour rentrer dans le peloton.

Un semi à l’allure d’un 10 km ? Si ça passe…

10h : la caravane s’élance. Comme l’an dernier, le premier kilomètre dans le parc est particulièrement embouteillé. Je me sers de la carrure de géant de Daniel pour me frayer un chemin au milieu du troupeau et couper le vent, #astuce. Ludo est 300m devant. J’ai réglé sa montre pour une allure entre 4’50 et 5′ au kilomètre parce qu’il a estimé que « 1h43, ce serait bien comme chrono, non ? » (j’ai renoncé à comprendre comment il choisissait ses objectifs…). Mais vu ce qu’il sort à l’entrainement, je pense qu’il peut faire 1h40, s’il arrête de regarder ses pieds, manger à tous les ravitos, taper sur dans les mains des gosses. Bref, s’il se décide un jour à courir, quoi !

La première boucle se passe très bien, je cours avec Daniel, ce qui est hyper motivant pour ne pas se laisser aller dans la petite montée du pont puis celle vers le domaine de la Malmaison. Mon compagnon du jour découvre le parcours, qu’il trouve visiblement très sympa : « hé, mais c’est bien roulant en fait ! » (là, j’ai su qu’il n’y avait plus aucune bonne résolution qui tenait et qu’il allait tenter de me semer). Nous sommes un peu en-dessous de 5 au kilo et jusque-là, je n’ai pas explosé. Le passage au 10km se fait autour de 49 minutes. Fin janvier, je faisais presque le même temps aux Foulées du 8ième mais au bout du rouleau (merci aux collègues de m’avoir refilé leur gastro…). La forme est revenue grâce au vélo et à un peu de bonne volonté d’entraînement, l’objectif de 1h45 devrait être à portée de basket.

Devant, Ludo a pris le large. Il court à son allure 10 km, si ça passe, c’est beau. Si ça casse…il rentre en RER, ça lui apprendra. On se fait coucou quand le parcours fait une boucle, j’encourage mon champion 🙂

Au ravito du 15ième kilomètre, après la petite côte (qui parait étrangement beaucoup beaucoup plus raide au second tour), je tente d’attraper un gobelet parce qu’il commence à faire chaud, dis donc. Je vide plus d’eau dans mes poumons que dans ma gorge, ce qui n’est pas une très bonne idée (surtout pour mes poumons). Je balance vite cette invention du diable dans une poubelle mais je repars avec un point de côté.
Daniel dégaine l’arme ultime pour se débarrasser de moi : le gel goût cassis d’Aptonia. Ce nouveau produit dopant petit gel de Décathlon lui donne des ailes et il s’envole à toutes enjambées à la poursuite de Ludo.

Moi, je me retrouve seule au monde avec mon point de côté pour me tenir compagnie. La fameuse malédiction des 2/3 de la course frappe encore ! Je ralentis un peu pour faire passer la gêne et j’aperçois Joanna qui me dépasse. Coucou ! J’essaie de m’accrocher à ses baskets mais faire 5 kilomètres à mon allure 10 km, comme Ludo est en train de la faire devant, fingers in ze nose en plus, moi, je le sens moyen. Et j’ai le nez qui coule.

La route défile, j’ai un maillot de Nanterre triathlon en ligne de mire, je m’efforce de rester dans son rythme. 21 km, ha, c’est pas trop tôt ! Je commence à avoir les jambes qui piquent, moi ! J’accélère un peu le rythme, l’horloge annonce 1h45’20 » temps officiel, c’est donc certain que j’ai fait moins ! J’arrête la montre : 1h44’26 » ! Youhou, mon record de 1h46’57 de l’an dernier est plus que battu ! Vive moi, jettez-moi des fleurs un morceau de sucre, ce sera plus utile.

Bah, ça passe et c’est la classe pour Ludo

Bon, c’est pas tout ça, mais où sont les 3 autres loustics ? La petite troupe m’attend à l’arrivée avec de jolis chronos : 01h43 pour Joanna, 1h42’30 » pour Daniel, qui améliore son temps sur semi une semaine après Paris ! Surtout, Ludo réalise un temps canon de… roulement de tambour : 1h38’49 » ! Soit 7 minutes de moins que son record précédent ! La preuve que courir comme un hamster sur une piste, ça paie (et aussi, qu’avant, Ludo était une grosse feignasse, mais chut, ne lui dites pas).

Petite photo d’après-course, où nous ressemblons à rien donc qui sera aussitôt partagée sur les réseaux sociaux :

Joanna, Danrunparis, les Tortues-runnersJoanna @jo_running, Daniel @danrunparis et nos têtes de champions

Nous repartons chacun de notre côté, c’était vraiment sympa de rencontrer et de courir avec des copains, ça change le déroulement de la course. Faudrait s’organiser un prochain rendez-vous commun pour renouveler l’expérience 🙂

Passons aux choses sérieuses : où est le ravito ? Hum, ça tourne un peu, un truc sucré serait bienvenu, cette bouteille de Gatorade crie mon nom, parfait ! Toujours pas de médaille sur ce semi mais les tables à l’arrivée sont tellement garnies que cela compense largement. Les scouts nous servent un cake aux raisins qui déglingue sa maman, je prends 2 grosses tranches, une folie. Ludo met la misère au quatre-quart. Avec une bonne dose de sucre dans l’estomac, ça va tout de suite un peu mieux !

Le ravitaillement à l'arrivée du semi-marathon
Yep, pouces en l’air pour ce super ravito 😉

Quelques chiffres :

  • 21,1 km, 1447 arrivants
  • Une allure de 4’38″/km pour Ludo et 4’58″/km pour moi
  • 411/1447 et 201 ième Senior Homme pour Ludo
  • 643/1447 et 25 ième Senior Femme pour moi. 53 ième féminine au général

Cette seconde participation au semi des Lions de Rueil-Malmaison nous confirme que c’est vraiment une bonne alternative au semi de Paris : une course à dimension humaine, à un prix raisonnable et en plus, si vous ne prenez pas le t-shirt de la course, les 5€ du coût d’impression sont reversés à des associations ! Bonus, le parcours très roulant emprunte les bords de Seine et passe par le centre de Rueil-Malmaison, dans des petites rues plutôt jolies. Bref, on prend rendez-vous pour la prochaine édition 🙂

Affiche "courez pour une bonne cause"

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