SaintéLyon 2015 : jusqu’au bout de la nuit

Les tortues-runners à la Saintélyon

Samedi 5 décembre, direction Lyon pour prendre le départ de la mythique SaintéLyon. 72km dans la nuit pour rallier Saint-Etienne à Lyon, 1950 m D+. Un départ à minuit. Et même si les conditions étaient particulièrement clémentes, cette 62 ième édition s’annonçait épique pour nous. Notre premier trail parmi les grands !

Le 12 avril, nous terminions le marathon de Paris. Le lendemain, j’entendais parler d’un trail nocturne du côté de Lyon et je demandais à Emilie si elle connaissait et si c’était bien. Elle m’a jeté un drôle de regard. J’aurais dû me poser plus de questions. Le 15, nous étions inscrits à la SaintéLyon 2015. Nous avons réfléchi deux jours, la preuve qu’on a pris l’épreuve au sérieux. Un peu 🙂

 Prépa ? Quelle prépa ?

Comme je dis toujours : s’entraîner, c’est tricher. J’aime bien les courses mais l’entraînement qui est sensé précéder la compétition, je déteste. Mais là, il fallait quand même un minimum d’endurance pour espérer finir cette Sainté. Donc pas le choix. Fin octobre, d’un entraînement par semaine, je passe à 2 voir 3 séances pour un total de 30 km. Emilie tourne à 40-45 km par semaine, lit tous les comptes-rendus de la coursosphère et applique à la lettre les conseils pour rater sa SaintéLyon (surtout en ce qui concerne la blessure en début de plan). Nous testons nos frontales avec et sans piles, nous perdons dans les bois à côté de chez nous en voulant chercher du dénivelé…Bref, nous sommes prêts !

Direction Lyon

Nous arrivons le samedi en fin d’après-midi, vers 18h, un peu avant le gros de la troupe. Un sombre souci de wi-fi empêche l’organisation de vérifier les inscriptions et nous laisse le temps d’admirer l’arche d’arrivée pendant une bonne heure. Nous nous disons que c’est peut-être la seule fois que nous verrons cette arche, c’est pour vous dire notre niveau de confiance.

L'arche d'arrivée de la SAINTELYONLa reverra-t-on dimanche matin ?

Après la queue au retrait des dossards, la queue pour retirer les billets de la navette qui doit nous emmener jusqu’à Saint-Etienne puis la queue pendant 15 minutes d’attente pour monter dans le bus. Des participants arrivés après nous diront avoir attendu 2h leur dossard. Finalement, nous nous en tirons plutôt bien. Nous trouvons que le bus met du temps à rejoindre Saint-Etienne, c’est loin en fait, cette histoire.

Saint-Etienne

Une fois passés les boxeurs vigiles à l’entrée qui nous ont tabassé fouillé vigoureusement, nous arrivons dans le fameux gymnase. Des petits groupes de coureurs sont déjà là et dorment emmitouflés dans leur duvet. Nous montons nous installer et croisons le “peuple des gradins” qui somnole entre les travées. Nous essayons de ne piétiner personne. Emilie repère des “180” grâce à leur badge sur leur sac. Ces types sont complètement fous : ils font 2 fois la course, de Lyon jusqu’à Saint-Etienne le samedi après-midi puis le retour avec nous à minuit. Des furieux !

Hall d'attente vide de la SaintélyonDerniers instants de calme avant le débarquement 

Le gymnase se remplit rapidement, nous avons vite l’impression de nous retrouver au milieu d’un camp de réfugiés fluo. Le traileur étant de plus en plus maigrichon affûté au fur et à mesure que la distance s’allonge, nous sommes entourés de gars taillés comme des arbalètes avec des cuisses de compétition. Ouais, pas de quoi frimer, mes mollets de poulet vont aussi franchir la ligne d’arrivée, si si !

Je jette un œil sur le trailbook élaboré savamment par Emilie avec le simulateur softrun, histoire d’avoir une vague idée de ce qui m’attend. Trop compliqué. Je me concentre sur l’essentiel : les lignes surlignées en rouge qui représentent les ravitos. Le premier est au 16ième et ensuite, il y en a un tous les 11 kms. Mais ça change tout ! Trotter 16 kms puis 4x 11 kms, c’est tout de suite plus abordable dans ma tête ! C’est facile la Sainté, faut juste aller d’un ravito à l’autre 🙂

Hall d'attente rempli de runners lors de la SaintélyonAmbiance camp de réfugiés

Le départ est magique avec “Light my way” à fond dans les enceintes, l’hommage aux victimes des attentats du 13 novembre et tout le peloton qui tape dans les mains au moment du décompte. Emilie sautille bizarrement à côté, ha non, elle essaie de filmer. Bras tendus, y a moyen qu’elle filme un bout d’arche flou. Ou l’oreille du concurrent devant. Elle ne trouve pas mon avis très constructif, je ne comprends pas pourquoi.

En attente du départ de la SAINTELYONLa moitié du peloton a passé un diplôme d’ingé pour comprendre sa frontale Petzl. En vain

Le départ est donné, les élites partent à une allure folle. Au fin fond du peloton, je pars tranquille car n’ayant jamais participé à une course aussi longue, je préfère économiser mes forces. Je pourrais toujours tartiner sur les dernières dizaines de kilomètres. Emilie ne croit pas une seule seconde en ma stratégie de negative split, merci du soutien ! Je me fixe un objectif de 12h, elle me fait comprendre que si je dépasse les 11h, elle prend le train de retour seule. Si j’avais su qu’elle avait calculé 10h30 pour moi, j’aurais fait demi-tour directement. La durée et la distance me paraissent dingues !

Lumières des frontales lors de la SaintélyonC’est bon, ils ont trouvé le bouton. 

Un gars fait le cake sur un trottoir et se casse une dent. Game over après 10 minutes de course. Sympa.

Saint-Christo en Jarez : 15 km et dispersion des troupes

Les 7 premiers kilomètres se font en ville, histoire de se mettre en jambes. Pas besoin d’allumer la frontale, c’est toujours ça d’économisé sur les piles. En haut de la première grosse côte, nous nous retournons pour apercevoir le serpent des frontales qui quitte la ville. Emilie fait la touriste et sort sa Gopro pour immortaliser l’instant. Nous repartons, tranquillement. Un gel au 12ième et ça roule. Arrivée à Saint-Christo, je pars à droite remplir ma poche à eau. Je me retourne 1 minute plus tard et…ce grand barbu à côté n’est pas Emilie. Mais elle est où ? Il fait nuit, tous les traileurs sont gris et il y a une foule monstrueuse. Emilie est en fait en pleine mêlée juste à gauche, pour remplir ses bidons avec la dernière bouteille de Pepsi de la tente mais je ne la vois pas. J’ai l’habitude : on part ensemble et on finit tout seul dans le désordre.

J’attends un peu à la fin du ravitaillement, je croise Emir et Carole des Lapins Runners, et après quelques minutes d’attente dans le froid, je repars. Emilie écrase des pieds et s’enfuit avec son fond de soda qu’elle coupe avec de l’eau. On doit être à côté mais on ne se retrouve pas…

Sur le côté, les relayeurs dans leur bus nous observent avec un mélange d’effarement et d’envie (à moins que ce soit de la pitié) derrière la vitre de leur bus chauffé. Ces petits frimeurs à dossards rouges vont nous doubler à toute allure durant toute la course. Venez faire la solo, ça rigolera moins, tiens ! Je croise les premiers abandons, l’oeil vide dans leur couverture de survie. J’ai envie de faire pareil pour rentrer plus vite à Lyon mais je pense qu’Emilie le prendrait mal.

En haut d’une montée, je dépasse de nouveau les Lapins Runners et pour une raison inconnue, je suis persuadé qu’Emilie est devant. J’envoie un SMS et je continue tout seul dans la nuit noire et obscure.

Emilie siffonne son Pepsi sans whisky à toute allure et commence à trouver que les descentes sont plus compliquées que les montées. ça tire sur les genoux et les pierres roulantes veulent du mal à ses chevilles. Elle suit son groupe (une madame au sac Oxsitis rose et une autre habillée de bleu qu’elle gardera en ligne de mire jusqu’au km 65). A la queue leu-leu tout l’monde s’éclate ! ça bouchonne un peu dans les sentiers mais comme nous ne visons pas un chrono de folie, le rythme nous convient.

Tout les deux, nous consultons régulièrement notre trailbook pour vérifier notre avance/retard sur l’horaire prévu. Jusque-là, tout va bien.

Sainte-Catherine : 28 km, baston pour un Tuc 

Le vent se lève sur les crêtes, je suis bien content d’avoir ma veste et mes gants ! Placé après une descente bien casse-genou, le second ravito se mérite. Je commence à sentir un peu la fatigue, il est quand même 3h45. A la montre,  je réalise que je n’ai que 3 minutes de retard, top !

Trop de monde au ravito, j’arrive juste à accéder à un quart de clémentine. Faut pas avoir faim ! Je remplis ma poche d’eau et moins de 5 min après je repars. Derrière, Emilie a repéré Emir des Lapins Runners et après l’avoir aveuglé avec sa frontale pour vérifié que oui, c’était bien lui, elle discute un peu. Carole et Florent (un autre coureur qui visait le même chrono) sont derrière. C’est cool de voir des têtes connues. Dans la tente, de nouveau la foire d’empoigne au ravito pour récupérer de l’eau et du soda. Emilie dégote le dernier bout de Tuc et des Pims puis file ensuite avec son butin rejoindre les autres filles du peloton : aux toilettes (astuce : les mecs, si vous avez perdu votre copine, il y a de grandes chances qu’elle fasse la queue aux WC). Bien refroidie, elle repart après 10 bonnes minutes d’arrêt au stand.   

La progression se passe bien, je discute avec des gars autour, on râle sur le vent et on avale les kilomètres sans s’en rendre compte. Certains lâchent l’affaire après une chute ou à bout de forces et attendent, enroulés dans leur papier d’alu, le quad ou l’ambulance de l’organisation pour prendre le bus vers Lyon. Emilie croise un coureur boitillant, lui propose de l’aide mais le bonhomme répond qu’il va continuer encore un peu. Au moins jusqu’au Signal. Ok. Plus loin, c’est un coureur étendu par terre qui fait stopper son groupe. Un concurrent lui propose d’appeler les secours ou de lui passer au moins un gel, le gars répond qu’il a ce qu’il faut, il attend juste que sa tête arrête de tourner. Après avoir vérifié qu’il n’allait pas leur claquer entre les gants, le groupe d’Emilie repart à l’assaut de la colline. Plus qu’un marathon et c’est fini 🙂

Emilie remarque la lune rouge dans le ciel, c’est beau. Tout le monde s’en cogne. Les malotrus ! Elle jette bien sûr l’emballage de sa compote dans les pieds de son poursuivant pour qu’il glisse dessus. Tous les moyens sont bons pour conserver le classement.

Des kékés jouent avec leur sifflet, à moins qu’ils ne soient en train de se faire dévorer par des loups ? Enfin bref, ils sont bruyants, je ne m’entends plus penser à rien.

Serpent lumineux lors de la SaintélyonLe serpent lumineux des frontales

Au pied de la plus grosse côte, au milieu de nulle part, un tintamarre et des hurlements. ça, ce sont les gars du trail des Coursières, qui secouent leurs cloches à vache à toutes forces et encouragent les concurrents depuis bientôt 4h non-stop. A côté d’Emilie, un coureur s’exclame : “Rien que parce que vous êtes là, je viendrai à votre trail !”. Oui, le traileur est émotif.

Nous rentrons dans les bois et dans le dur : des saletés de feuilles partout qui cachent des racines et autres pierres glissantes qui rendent les appuis difficiles. J’ai beau être matinal, j’ai mal aux cuisses. Au point culminant de l’épreuve, le fameux Signal de Saint-André et ses 926 horribles mètres de haut, un marshall explique que nous sommes à l’Observatoire, qu’on a fait le plus dur et que c’est en descente jusqu’à Lyon. Le type nous ment sans honte mais je ne le sais heureusement pas. Des coureurs tombent dans l’herbe à bout de force, d’autres s’arrêtent pour une photo car la vue sur les lumières de la ville en bas est magnifique. Derrière, Emilie boit son Pepsi, il n’y a plus de bulle, c’est la crise. En glissant, elle file un grand coup de pied dans un rocher. Le caillou est indemne, elle repart en serrant les dents. Une descente particulièrement technique dans les bois se profile, suivit de 3 milliards de petits raidillons. TOUT EN DESCENTE, FAUX, FAUX ET RE-FAUX ! Le marshall s’est bien moqué de nous. 

Saint-Genou : 40 km, jusque-là tout va bien

A 5h50, je pointe à 10 minutes de retard au 3ième ravitaillement. Pas de bobo, la tête et les jambes tiennent le choc. Cet état de fraîcheur est étonnamment suspect mais pourvu que ça dure. De toute façon, comme je dis toujours “le running, c’est tout dans la tête” donc, je continue. Bon, j’avoue, la motivation pour relancer sur le plat et les descentes commence à devenir dure à trouver. Un gel et ça repart !

Le trailbook des Tortues-runners de la SaintélyonLe petit trailbook softrun qui nous a guidé toute la course.

ça monte, ça descend, il fait toujours nuit. Cailloux, racines, trous à éviter. Les kilomètres semblent défiler plus vite sous mes pieds que sur mon GPS.

Soucieu-en-Jarrest : 50 km pour voir le soleil se lever

Le panneau jaune « Arrivée dans 20 km » réchauffe le cœur. Le soleil à l’horizon réchauffe les jambes. Plus qu’un semi et c’est plié ! Les frontales s’éteignent et repartent dans le sac.

Dans les descentes, j’allonge la foulée et tire la bourre avec un inconnu à 5min au kilo ! Pas mal après plus de 7h de course (oui, je me jette des fleurs pour continuer d’avancer). Derrière, Emilie suit toujours la coureuse au sac Oxsitis rose et ne prend aucun risque, que ça monte ou que ça descente. Ce n’est pas le moment de se blesser bêtement.

Le gymnase du ravito est désert, ça contraste agréablement avec le match de freefight à Sainte-Catherine. Emilie avale du solide pour la première fois et refait le plein de Pepsi. Nous rattrapons l’horaire prévu sur le trailbook, ça fait plaisir.

Trail-Book de la SaintéLyonUn trail roulant, c’est ça, ouais !

Chanopost : 61 km, comment ça Ludo est à 10 minutes devant ?

Gros coup de moins bien du 59ième au 60ième pour Emilie qui en a plein les crampons de ces montées/descentes incessantes. Etre toute seule, ça va bien pour un marathon mais là, ce n’est plus drôle. Heureusement qu’il y a des bulles dans le Pepsi pour se remonter le moral.

Je regarde ma montre, pas de chance faute de batterie elle s’est éteinte donc plus d’horloge au poignet…Je…QUOI ! J’AURAIS PAS LA TRACE DE MA COURSE ? Je suis à deux doigts de piétiner cette daube en plastique.  Je suis colère. Tellement colère que je me retrouve avec 10 minutes d’avance au 5 ème ravitaillement. C’est la revanche des mollets de poulet !

A l’entrée du gymnase, Emilie repère un bénévole mal réveillé qui vérifie les arrivées. Sur un éclair de lucidité, elle lui demande où en est le dossard 962. « Il est passé il y a 10 minutes. » Le choc. Mais d’où il est devant celui-là ? Qu’est-ce qu’il croit faire ? Remontée à bloc, elle zappe le ravito et part aussi vite que ses (petites) jambes raides le lui permettent.

Objectif : rattraper l’autre zouave devant. Plutôt crever que de ne pas relancer dans les descentes ou le plat.

Le paysage devient urbain, ce qui n’empêche pas le terrain d’être toujours aussi vallonné. L’un comme l’autre, nous doublons des grappes de coureurs dans les côtes. La dernière difficulté du parcours se dresse devant nous : la montée de l’aqueduc à Sainte-Foy-les-Lyon. Non, mais ils sont sérieux ? L’orga nous a vraiment achevé avec cette montée de dingue. Autour de moi, les coureurs gémissent. « Le prochain qui me dit que c’est tout en descente, je le cogne » râle un type derrière.

Les 5 derniers kilomètres les plus longs de notre vie…

A partir du 63 ème environ, nous sommes définitivement en ville sur du bitume. Je découvre que Lyon n’est vraiment pas une ville plate… Je déteste tout de suite ce pays.
Ultime petit caillou sur le gâteau de boue : les volées d’escaliers pour descendre sur les quais. 200 marches de pure torture. Des concurrents sont accrochés à la rampe et descendent à une allure de pépé en déambulateur. Je passe comme un prince, finger in ze nose.

Emilie ne rate aucune marche, elle cherche toujours le dossard 962 mais pas la moindre trace du bonhomme. Pas grave, il reste encore 5 kms.

Les 200 escaliers de fin de la SaintélyonTorture. J’ai mal rien que de regarder l’image

Ces derniers kilomètres n’en finissent plus. Nous maudissons l’orga qui nous fait tourner dans les quartiers résidentiels puis passer par le parc où il y a encore des marches. DES MARCHES ! Et sur les quais (bien crades d’ailleurs), il y a…un ESCALIER. AVEC DES MARCHES ! Derrière, Emilie insulte toutes les mamans des organisateurs pour cette dernière blague pas drôle.

Heureusement, la présence des spectateurs me fait oublier ce passage, je tape toutes les mains tendues et relance pour le dernier kilomètre. Je traverse la Saône. 500m, 100m et c’est la Halle !

Halle Tony Garnier : 72 km, ça vous dérange si je tombe là ?

J’accélère dans le couloir et passe sous cette fameuse arche lumineuse : enfin !!

Ensuite, heu…une pause s’impose. Le sol est soudainement très accueillant.

Emilie débarque 14 minutes plus tard et piétine un truc mou. Qui laisse traîner ses affaires sales ? …Ha mais non, c’est Ludo qui comate par terre ! 🙂 Il faut dire que j’ai réalisé un joli chrono de… 10h22. Super pour quelqu’un qui ne s’est mis à courir ‘sérieusement’ qu’un mois avant la course ! En attendant, il parait que je suis tout blanc. M’en moque. Laissez-moi dormir jusqu’à Noël. Emilie boucle l’épreuve en 10h36. C’est moins de 11h donc c’est parfait. Nous sommes très contents de ce que nous avons réalisé. Samedi matin, nous ne pensions pas du tout en être capables.

Ludo au finish de la Saintélyon

Nous retirons notre t-shirt de finisher. Tellement de sueur, de litres de Pepsi bus et de kilomètres parcourus pour ramener ce bout de tissu ! C’est le t-shirt le plus beau et le plus cher du monde. Finishers de la SaintéLyon, une vraie course mythique pour les grands. Si ce n’est pas la classe internationale.

A l’arrivée, nous croisons des coureurs avec qui Emilie échange sur les réseaux sociaux : David « Daddy The Beat » et sa fameuse casquette, sa coéquipière Hélène ainsi que Sophie, une super maman qui a déchiré la Sainté en 9h24 !  Des kikourvites super gentils, c’était sympa de les rencontrer.

  Nos dossards de ce long trailNos précieux

Bilan :

  • 72,1 km, 1950 m de D+
  • 10h22 pour Ludo, 10h36 pour Emilie
  • beaucoup de route au final mais ça permet de s’économiser
  • ce n’est pas un vrai trail 100% chemin de bouquetins mais ce n’est pas non plus une course de plaine, hein. Roulant, mon oeil !
  • Trop de monde aux ravitos, nous avons perdu au moins un bon quart d’heure à essayer de remplir nos bidons et poche à eau.
  • La douleur sur les épaules est aussi importante que celle dans les jambes, c’est aussi un entrainement de se trimbaler un sac avec 2L d’eau…
  • Bonne gestion du matériel, rien à redire de ce côté et ça nous a bien aidé
  • 2,5 kg perdus malgré toute l’eau bue. Pas étonnant que nous soyons fatigués après la course !
  • un ongle arraché pour Emilie suite à son pénalty raté contre une pierre. Son orteil ressemble à un steak gangrené, c’est immonde.

Vitesse du passage de LudoNos temps de passage : Ludo en haut et Emilie en bas. On voit bien sa tentative de me remettre le grappin dessus !

temps de passage Emilie

Maintenant repos ! 

Repos des tortues-runners

Pour voir la course en image :

La vidéo de Djodei

 

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