Cross de Cergy 2015


Les coureurs du cross de Cergy qui s'élancent

Pour la dernière course officielle de la saison, nous avons choisi la facilité en courant à domicile avec le Cross de Cergy. Nous connaissons déjà le parcours pour avoir participé à l’édition 2014. Alors, prêt à affronter les fauves ?

Le dossard retiré auprès de l’EACPA qui organise le cross, nous arrivons pour voir la fin des Juniors – Seniors et Vétérans filles.

Cette année, Emilie ne court pas. Elle a préféré faire sa chochotte jouer la sécurité après son penalty loupé dans un rocher lors de la Saintélyon qui lui a retourné un orteil. Deux semaines après notre randonnée nocturne, je me retrouve donc seul à aller cavaler dans les bois avec les autres furieux.

Avant le départ du crossA vue de nez, je dirai qu’on a trouvé le départ.

15 minutes avant le départ, je file mes affaires à mon assistante du jour et part faire quelques lignes droites et autres montées de genoux . Ok, j’avoue, Mimi-coach m’a très fortement conseillé d’aller m’échauffer avec les autres gars. Comme Emilie a les clés de la voiture, j’obéis.

Que des maillots de clubs, des shorts flottants et des cuissots nerveux. ça promet ! Je repère quelques coureurs de l’an dernier, notamment les premiers. Ils sont chauds patates et déjà concentrés derrière la ligne. Je pars me placer en fin de peloton avec les kikourmoinvites et autres camarades aux mollets de poulet.

Les chassures des coureurs du crossMollets affûtés, shorts flottants et chaussures qui piquent, c’est bien un cross.

Le speaker annonce un retard de 7 minutes parce qu’il y en a « encore qui finissent ». Une minute après, il siffle pour annoncer le départ dans 2 minutes. Visiblement, les féminines retardataires ont disparu corps et pointes dans les bois…C’est terrible, les courses natures, je vous dis ! Ceux qui s’échauffaient reviennent à la hâte dans le peloton en râlant.

Les coureurs attendant le départ du cross de CergyDépart dans 7 minutes selon l’horloge, 2 minutes selon le speaker. Le peloton est perdu.
Ludo fait le zouave.

Ludo au départ du cross de Cergy

Concentration, concentration, concentr…

PAN ! Aaargh !

ça part au carton, comme d’habitude, parce que comme me l’a rappelé Emilie, le cross, c’est « tu pars à fond, tu accélères à la dernière boucle et tu finis au sprint ». Je crois qu’elle a ajouté quelque chose comme « ne fais surtout pas ça ou tu vas exploser ». A moins que ce soit « fait ça et tu vas tous les exploser ». Ouais, je préfère cette version 😉

Gif d'animation du départ lors du crossC’est pas le moment de traverser.

Ludo qui court en forêtUne tortue en action.

J’ai beau partir dans le dernier tiers du peloton pour éviter la bousculade, je vois quand même 3’53 au bout de quelques dizaines de mètres. Hu, hu, c’est un peu rapide, ça ! Une chute devant me permet de ralentir et de trouver mon rythme. Je lève les yeux de mes pieds qui se débrouillent très bien tous seuls et je me cherche des lièvres pour me motiver. On tourne entre 4’15 et 4’30 / km, ce qui est un peu plus rapide que mon allure sur 10 km mais surtout, il y a cette fichue butte à Juju à se coltiner 3 fois.

Les coureurs concentrés et en ligneUne butte ? Y a une butte ? Plat ou côte, les premiers ne font pas la différence. 

(le podium est sur la photo, sauf que le premier ne sait pas encore qu’il va se faire doubler sur la ligne…)

La première petite boucle passe rapidement, le peloton s’étire. La première grande boucle arrive et elle passe moins rapidement. J’essaie de ne pas me cramer dans les montées et de relancer tout de suite dans les descentes. Je dépasse quelques concurrents qui sont déjà à la fin de leur vie en haut des montées, comment je suis trop fort ! Je bombe le torse et dépasse les agonisants comme un prince.

Ludo qui court en forêtLe cross ? Facile !

Je croise Emilie et elle me demande quand est-ce que je vais me mettre à courir. Ha, merci du soutien !

Dans la trop longue ligne droite, le public encourage les coureurs (bon, ok, ils encouragent leur club respectif) ce qui me remonte le moral pour les 2 prochaines boucles.  Je suis toujours à l’aise, enfin, pas plus rouge que les gars autour donc je continue sur le même rythme. Les montées me piquent bien les cuisses, je subis pas mal le terrain mais j’arrive à relancer en descente et sur le plat. Jusque-là, tout va bien.

La fatigue se lit sur le visage de LudoBon, là, c’est moins facile.

La butte à Juju revient, je commence à avoir les épaules et les bras crispés, ce qui me rappelle que j’ai vraiment une mauvaise position du haut du corps. Emilie me repère dans la côte et… « tire sur les bras ! Allez, allez ! Et relâche en descente ».  Un coach de club hurle la même chose dans les oreilles de ses poulains. Hey, Mimi-coach ne dit donc pas que des bêtises (mais je cours toujours plus vite qu’elle) !  Juste devant moi, j’ai deux gars de Livry-Gargan. J’essaie de me câler sur leurs maillots bleu et blanc mais je suis plus rapide dans les descente.  Je les pousse bien sûr dans le fossé quand je les dépasse en effectuant une queue de poisson. Hop, suivant ! Je vois un autre coureur en maillot noir et rouge à une vingtaine de mètres devant.  Allez, je vais me le faire !

Ludo qui va doubler un coureurAttention, Livry, un gars bizarre vous suit ! 

On attaque la 3ième et dernière boucle, la butte à Juju n’a pas été rasée, il faut toujours l’escalader pour finir. Emilie m’encourage quand je passe : « Les premiers finissent, c’est bon, ils ne t’ont pas mis un tour ! ».

La montée du cross est exigenteS’il a le temps de me regarder, c’est qu’il ne va pas assez vite. Accélère feignasse !

Ma cible refuse de me laisser passer. Il s’accroche et tente même d’accélérer, le petit fourbe.  Je relance après chaque montée mais je commence à être cuit, mes jambes sont lourdes (2 semaines après la Saintélyon, le rythme est un poil plus rapide, hein) et l’autre coureur évite les taupinières. Va falloir que je trouve autre chose pour le semer. Un enfant dans les jambes ? Une branche dans la tête ?

Nous passons le dernier virage au coude à coude avant l’interminable ligne droite. Je lui passe à l’intérieur et il se décale vers l’extérieur pour attaquer la petite montée bien glissante. Hé hé, erreur fatale. Je lui mets au moins 1 m dans la vue. L’arche d’arrivée est devant nous à environ 300 m. J’allonge ma foulée de Kenyan pour le passer.

Le sprint final du cross de CergyCours Forrest !

La foule déchaînée Emilie m’encourage. Je pioche, pioche, pioche et j’entends « jusqu’au bout, allez ! c’est bon, tu es large ! » Victoire, j’ai semé l’autre coureur !

Le coureur qui a été doublé par LudoQuand tu te fais doubler sur la ligne. Désolé, gros.

Je continue sur ma lancée et franchit la ligne en 36min58 à la montre et 37’04 » en temps officiel. Youhou, nouveau record !

Sprint vers l'arrivée du crossRentrer. Maison. Vite.

36min58 pour 8,6 kms, ça fait une moyenne d’environ 4’30 min au kilo. Mon allure sur un 10 km route tout plat sans feuilles ni mur à Juju à escalader ! L’an dernier, j’avais bouclé l’épreuve en 39min48. Je suis assez content de ma progression. Mimi-coach insinue que ce serait l’entrainement qui paie. Pas faux !

Les coureurs heureux d'avoir fini cette course à piedLe meilleur moment, c’est quand même quand c’est fini !

Et voilà, c’était la dernière course de l’année. Maintenant, repos avant de commencer à planifier le calendrier 2016 🙂

Davantage de photos sont disponibles ici.

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